— D’abord le cadavre d’un homme, d’un vieillard en costume du pays, avec de longs cheveux blancs et une barbe grise… Ah ! ce mort, je ne l’oublierai jamais… Il avait dû être assassiné… empoisonné… je ne sais pas…
「先是看到一具男屍,是個老人,穿著當地人的衣服,頭髮白白長長的,還留著一把灰鬍子……啊!那個死人,我一輩子都忘不了……他一定是被人害死的……搞不好是被毒死的……我也不知道啦……」
Honorine écoutait avidement, mais ce crime ne semblait lui apporter aucune indication, et elle dit simplement :
奧諾莉娜專心聽著。但這起命案似乎沒給她什麼線索,她只說:
— Qui était-ce ? On a fait une enquête ?
「那是誰啊?有人來查過嗎?」
— Quand je suis revenue avec des gens du Faouët, le cadavre avait disparu.
「我跟勒福埃的人一起回去的時候,屍體已經不見了。」
— Disparu ? Mais qui l’avait enlevé ?
「不見了?那是誰把他帶走的?」
— Je l’ignore.
「我不知道啦。」
— De sorte que vous ne savez rien ?
「所以說,你什麼都不知道囉?」
— Rien. Cependant, la première fois, j’avais trouvé dans la cabane un dessin… un dessin que j’avais déchiré, mais dont le souvenir reste en moi comme un cauchemar qui se renouvelle constamment… Je ne puis le chasser… Écoutez… c’était un rouleau de papier sur lequelle, évidemment, on avait reporté la copie d’une vieille image, et cela représentait, oh ! une chose terrible… terrifiante… quatre femmes en croix ! Et l’une de ces femmes c’était moi, avec mon nom… Et les autres avaient une coiffure pareille à la vôtre…
「什麼都不知道。不過,我第一次去那間小屋的時候,在裡面發現了一張圖……一張被我撕掉的圖,可是它一直留在我心裡忘不掉,就像一場不斷重演的惡夢……我怎麼樣都揮不去……您聽我說……那是一卷紙,一看就知道是從一幅很老的圖摹下來的,上面畫的,唉!是很可怕的東西……嚇死人的東西……四個女人被釘在十字架上!其中一個就是我,旁邊還寫著我的名字……其他幾個的髮型都跟您的一模一樣……」
Honorine lui avait serré les mains avec une violence inouïe :
奧諾莉娜使出驚人的力氣,緊緊握住她的雙手:
— Que dites-vous ? s’écria la bretonne. Que dites-vous ? Quatre femmes en croix ?
布列塔尼女子驚叫道:「您說什麼?您說什麼?四個女人被釘在十字架上?」
— Oui, et il était question de trente cercueils, de votre île par conséquent.
「對,還提到三十口棺材,說的就是您那座島。」
La Bretonne lui mit les mains sur la bouche.
布列塔尼女子伸手摀住她的嘴。
— Taisez-vous ! taisez-vous ! oh ! il ne faut pas parler de tout cela. Non, non, il ne faut pas… Voyez-vous il y a des choses de l’enfer… C’est un sacrilège d’en parler… Taisons-nous là-dessus… Plus tard on verra… une autre année peut-être… Plus tard… Plus tard…
「別說了!別說了!哎唷!這種事是不能提的啦。不行,不行,真的不行……妳不知道啦,有些東西是地獄來的……說出來就是褻瀆神明……這件事我們就別再提了……以後再看啦……說不定等明年吧……以後……以後再說……」
Elle semblait secouée par la terreur, comme par un vent d’orage qui fouette les arbres et bouleverse la nature entière. Et, subitement, elle tomba à genoux sur le roc, et pria longtemps, courbée en deux, la tête entre ses mains, dans un tel recueillement que Véronique ne lui posa aucune autre question.
看起來,恐懼撼動了她全身。就像暴風捲過,抽打樹木,翻攪整個天地。忽然,她跪倒在岩石上,久久祈禱。身子彎成兩折,頭埋在雙手裡。她那模樣專注虔敬,薇羅妮克也就不再多問。
Enfin elle se releva et, au bout d’un instant, elle répéta :
她終於站起身。隔了一會兒,她重複說道:
— Oui, tout cela est effrayant, mais je ne vois pas que notre devoir en soit changé, et qu’une seule hésitation soit possible.
「是啊,這一切是很嚇人,但我們的責任並不會因此改變,也沒什麼好猶豫的。」
Et elle dit gravement à la jeune femme :
接著,她嚴肅地對那年輕女子說:
— Il faut venir avec moi là-bas.
「妳一定要跟我去那邊。」
— Là-bas, dans votre île ? répliqua Véronique sans cacher sa répugnance.
「那邊?到您的島上去?」薇羅妮克反問道,絲毫不掩飾她的厭惡。
Honorine lui reprit les mains et continua, toujours de ce même ton un peu solennel qui semblait à Véronique plein de pensées secrètes et inexprimées.
歐諾希娜重新握住她的手,繼續說下去。語氣還是一樣,帶了點莊重。薇羅妮克聽來,只覺得裡頭藏了許多秘密,都是沒說出口的心事。
— Vous vous appelez bien Véronique d’Hergemont ?
「妳叫薇羅妮克·德埃爾格蒙,沒錯吧?」
— Oui.
「對。」
— Votre père s’appelait ?…
「妳父親叫……?」
— Antoine d’Hergemont.
「安託萬·德埃爾格蒙。」
— Vous avez épousé un soi-disant Polonais nommé Vorski ?
「妳嫁給一個自稱是波蘭人、叫沃爾斯基的人?」