阿波書房 · XXXV
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[275]

– Vous allez en France ? s’exclama-t-il.

他驚呼:「你要去法國?」


[276]

– Oui. D’après certaines paroles prononcées par votre père, je puis affirmer qu’il avait l’intention d’y aller lui-même d’ici peu.

「對。你父親說過的一些話,讓我可以確定,他本來打算過不久就自己去一趟法國。」


[277]

– Alors ?

「所以呢?」


[278]

– Alors, je crois que ce voyage en France était lié avec l’affaire où M. Mac Allermy a trouvé la mort.

「所以,我覺得他這趟去法國,跟馬克·阿勒米先生喪命的那起案子有關。」


[279]

– Vous avez des preuves ?

「你有證據嗎?」


[280]

– Rien de précis. C’est une simple impression.

「沒什麼確切的證據,就只是感覺而已。」


[281]

– Et au moment même où le journal a le plus besoin de vous, vous prenez une décision aussi grave, sur une simple impression ? observa Henry Allermy avec un peu d’ironie.

亨利·阿勒米語帶嘲諷地說:「現在報社正是最需要你的時候,你卻只憑一點印象,就做出這麼重大的決定?」


[282]

– On doit souvent suivre, pour agir, ses intuitions, répondit avec calme Patricia.

帕特麗夏(Patricia)平靜地回答:「要行動的話,很多時候就得跟著直覺走。」


[283]

– Mais il faut vous mettre d’accord avec la police.

「可是,你總得先跟警方那邊講好吧。」


[284]

– Je n’en vois pas la nécessité. Je ne pourrais fournir à la police aucun renseignement utile…

「我覺得沒那個必要。我也給不了警方什麼有用的線索……」


[285]

Il y eut un silence.

沉默了一陣。


[286]

– Vous avez de l’argent ? reprit Henry Mac Allermy, que la résolution de la jeune femme impressionnait malgré lui.

亨利·馬克·阿勒米也不由得被這年輕女子的決心打動,又追問道:「妳有錢嗎?」


[287]

– Deux mille dollars d’avance, que votre père avait versés à la caisse à mon compte comme avance sur mon travail futur.

「令尊已經先在我的戶頭存了兩千美元,算是預支我以後工作的酬勞。」


[288]

– Ce n’est pas suffisant.

「這樣可不夠。」


[289]

– Si j’ai besoin d’une plus forte somme afin d’obtenir un résultat, vous en serez avisé, monsieur.

「要是需要更多的錢才能做出成果,我會再跟您說的,先生。」


[290]

– J’y compte. Au revoir, mademoiselle.

「那我就等妳的消息了。再見,小姐。」


[291]

Ils se séparèrent sans un mot de plus.

兩人就此分開,一句話也沒再多說。


[292]

Comme Patricia se retirait, une jeune femme, dans le bureau directorial, entra sans être annoncée. Jolie, fardée, très élégante dans ses vêtements de deuil, elle passa en tourbillon près de Patricia sans même la voir et se jeta dans les bras d’Henry en s’écriant :

派翠西亞正要離開時,一位年輕女子沒有通報,直接走進局長辦公室。她長得漂亮,化了妝,一身喪服顯得十分優雅。她像一陣旋風,從派翠西亞身旁掠過,看都沒看她一眼,便撲進昂利懷裡喊道:


[293]

– Mon nouveau manteau, chéri ! Comment le trouves-tu ? Il fait bien deuil, n’est-ce pas ?

「親愛的!你看我的新大衣,怎麼樣?很有服喪的味道吧?」


[294]

C’était la jeune épouse d’Henry Allermy.

她正是昂利·阿勒米(Henry Allermy)的年輕妻子。


[295]

L’heure venue, Patricia s’embarqua sur le paquebot Île-de-France . Elle était seule. Une amie devait lui amener, deux ou trois semaines plus tard, son fils, le petit Rodolphe.

時間一到,派翠西亞便登上「法蘭西島號」(Île-de-France)郵輪。她獨自一人。兩三個星期後,一位朋友會把她的兒子小魯道夫(Rodolphe)帶來給她。


[296]

Tout de suite, la traversée fut pour la jeune femme un grand repos. L’isolement parmi les passagers étrangers, le calme de l’existence à bord répandaient sur elle leurs inévitables bienfaits. Il y a des heures dans la vie où l’on ne voit clair qu’en fermant les yeux. La mer vous apporte cette sérénité dont on a tant besoin à certains moments troubles et incertains.

這趟航程對年輕女子來說,一開始就是一場很好的休息。周遭都是外國乘客,她反而能靜靜獨處。船上日子安穩平靜,這份獨處和寧靜自然撫慰了她。人生有些時刻,閉起眼睛反而看得更清楚。大海能帶來這樣的安寧。人在紛亂不安的時候,最需要的就是這份安寧。


[297]

Les deux premiers jours, Patricia ne quitta pas sa cabine. Aucun bruit à gauche, sa cabine étant au bout d’un couloir ; aucun bruit à droite : « Le passager voisin ne sortait jamais et restait étendu sur son lit », confia le steward à Patricia.

頭兩天,派翠西亞都待在艙房裡,沒有出門。她的艙房在走廊盡頭,左邊聽不到一點聲音,右邊也一片安靜。船務員跟她說:「隔壁那位乘客從不出門,一直躺在床上。」


[298]

Mais, le troisième jour, revenant après une promenade sur le pont, elle constata que son sac de voyage et ses tiroirs étaient en désordre ; on avait fouillé chez elle… Qui avait fouillé ? Pour trouver quoi ?

但到了第三天,她從甲板散步回來,發現旅行袋和抽屜一片凌亂。有人翻過她的房間……是誰?要找什麼?


[299]

Patricia fit vérifier les targettes qui, d’un côté et de l’autre, verrouillaient la porte de communication. Elles étaient intactes, les serrures fermées à double tour… Impossible de passer. Pourtant on avait passé.

相通房門兩邊的插栓,派翠西亞都請人檢查過了。插栓完好如初,門鎖也都上了兩道……根本不可能有人進得來。偏偏,就有人進來過。


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