Les Contes du Gil Blas · gil_blas
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[300]

« Un prêtre… un prêtre… »

「神父……神父……」


[301]

Je m’enfuis comme un fou.

我像發了瘋一般逃了出去。


[302]

Certes, si j’avais connu un autre curé que l’abbé Douillart, mon répétiteur de grammaire française, mon instinct d’enfant m’eût mené vers cet autre.

的確,杜伊亞爾神父(l'abbé Douillart)教我法文文法。除了他,我要是還認識別的神父,憑孩子的直覺,我一定會去找那一位。


[303]

Un bien brave homme pourtant ! Sa bonne grosse tête de poupon aux cheveux frisés, à la peau rose, rappelait les amours joufflus qu’on voit aux culs-de-lampe des vieux livres. Il mangeait et buvait beaucoup. Aux environs il ne se donnait pas un festin qu’on ne l’y conviât. Le repas terminé, entre hommes, il racontait des grivoiseries, un flacon de fine devant lui. Autant de petits verres, autant d’histoires. On le savait, et, quand il se posait à cheval sur une chaise, la soutane relevée, un des assistants remplissait son verre. Il en vidait la moitié, débitait son anecdote, puis, achevant de boire, nous interpellait :

不過,他其實是個大好人!他長著一顆胖嘟嘟的娃娃頭,頭髮捲捲的,皮膚粉粉嫩嫩的,看了就讓人想起舊書卷尾花飾上那些臉頰圓鼓鼓的小愛神。他很能吃,也很能喝。附近一辦酒席,一定少不了他。飯吃完了,男人們聚在一塊兒,他面前擺上一瓶白蘭地,就開始講葷笑話。一小杯,講一段。大家都懂這個規矩。他把法衣一撩,反身跨上椅子,就有人上前替他把酒斟滿。他先喝掉半杯,把笑話講完,再把剩下的喝乾,接著朝我們喊:


[304]

– Eh bien, mes fistons, qu’en dites-vous de celle-là ?

「嘿,小子們,這個故事怎麼樣啊?」


[305]

Quel contraste avec tante Lydie, telle que je la pressentais, telle surtout que mes parents me l’ont dépeinte depuis !

跟莉迪亞姑媽(tante Lydie)比起來,反差有多大!我心裡預想的是她,父母後來跟我描述的她,更是如此。


[306]

Je ne sais vraiment ce qui avait décidé cette vieille fille sèche et dévote à passer quelques jours chez nous, à la campagne. Chaque année, elle refusait notre invitation, préférant à tous les plaisirs le frottement des soutanes ou le caquetage sous les cornettes des bonnes sœurs. En outre elle aimait peu mon père, parce qu’il raillait la religion, et n’aimait point ma mère parce qu’elle chérissait son mari d’une affection trop démonstrative. Deux principes dirigeaient sa conduite, une croyance aveugle aux moindres propos des ministres de Dieu et à leur vertu austère, et la haine de l’amour, de cet amour qu’elle n’avait pas connu.

我實在想不透,這位乾瘦又虔誠的老小姐,怎麼會決定來我們鄉下小住幾天。每年她都拒絕我們的邀請。什麼享樂都不要,她寧可去挨著神父的法袍打轉,聽修女頭巾底下的嘰嘰喳喳。她本來就不太喜歡我父親,因為他總拿宗教開玩笑。她也不喜歡我母親,嫌母親對丈夫愛得太露骨。她為人有兩大準則,一是盲信上帝僕人的一字一句,盲信他們嚴峻的德行,二是憎恨愛情,憎恨那種她從未嘗過的愛情。


[307]

Arrivé devant le presbytère, je carillonnai à en démolir la sonnette. Félicie, une petite bonne d’aspect gracieux, vint m’ouvrir.

到了神父住所門前,我把門鈴拉得又急又響,差點把鈴扯壞。來開門的是菲莉西(Félicie),人小小的,長得清秀,是個小女傭。


[308]

– Monsieur le curé déjeune, dit-elle.

她說:「神父正在吃午飯。」


[309]

Mais je la bousculai et j’entrai.

我卻推開她,闖了進去。


[310]

Autour de la table, chargée de bouteilles vides et de tasses à café pleines, trois prêtres fumaient. Je criai :

三位神父圍著桌子抽菸。桌上堆滿空酒瓶,咖啡杯都裝得滿滿的。我喊道:


[311]

– Vite, vite, tante Lydie se meurt !…

「快點,快點,莉迪亞姑媽快不行了!……」


[312]

L’abbé Douillart se retourna, et, tranquillement :

杜伊亞爾神父轉過身來,不慌不忙地說:


[313]

– Si elle est morte, pas besoin de moi ; si elle n’est pas morte, elle peut bien m’attendre un peu. Allons, Loumet, et cette chanson ?

「都死了就用不著我啦,還沒死的話,等我一下又不會怎樣。來啦,盧梅,那首歌呢?」


[314]

Loumet, sec comme un bâton perdu dans une soutane, entonna, d’une voix caverneuse, une ode à Bacchus en cinq couplets. Entre chaque couplet, les trois prêtres lampaient un verre de cognac.

盧梅瘦得像法衣裡的一根竹竿。他拉開低沉的嗓子,唱起一首五段的酒神頌。每唱完一段,三位神父就乾一杯白蘭地。


[315]

– Comment, il n’y en a que cinq ? bégaya Douillart indigné.

杜伊亞爾氣呼呼地結巴道:「什、什麼?才五段而已?」


[316]

Il riait indéfiniment. Son gros ventre, tout palpitant de joie, semblait heureux. Parfois il éloignait son siège de la table, tant cette bedaine le gênait pour s’esclaffer à son aise.

他笑個沒完。大肚子一抖一抖的,看起來開心得很。有時他把椅子往後挪,離桌子遠一點,因為這顆肚子卡著,讓他沒辦法盡情大笑。


[317]

Enfin, il se leva et, d’un air grognon, me dit :

他終於站起身來,沒好氣地對我說:


[318]

– Allons, me voilà. Viens avec moi chercher ce qu’il faut.

「好啦,我來了啦。跟我去拿要用的東西。」


[319]

Je le suivis jusqu’à l’église. Il se chargea du viatique, moi des saintes huiles enfermées dans une boîte, et nous partîmes. Je marchais devant lui, une clochette à la main, et je sonnais, je sonnais avec rage comme pour le presser. Il n’avançait pas. Je le suppliais :

我跟著他走到教堂。他拿了臨終聖體。聖油裝在一個小盒子裡,我提著盒子,我們就出發了。我走在他前頭,手裡拿著一個小鈴鐺。我拚命搖,氣沖沖地一直搖,想催他走快一點。他不往前走。我哀求他:


[320]

– Vite, vite, monsieur le curé.

「快啦,快啦,神父先生!」


[321]

– Tu m’ennuies, grondait-il.

他沒好氣地說:「你很煩欸。」


[322]

Il allait à droite et à gauche, trébuchait, escaladait les tas de pierres, manquait de tomber. Et il marmonnait :

他走得東倒西歪,腳下踉蹌,爬過石堆,差點摔倒。他嘴裡還咕噥著:


[323]

– C’est drôle, j’y vois pas. J’suis pourtant pas bu. Coquin de cidre !

「怪了,怎麼都看不清楚?我又沒喝醉啊!見鬼的蘋果酒!」


[324]

Nous trouvâmes tante Lydie sur un lit où elle s’était traînée. L’abbé Douillart déposa sur la table un plateau d’argent, y versa de l’huile, et me fit signe de sortir. Mais il m’effrayait avec sa figure enflammée et ses paupières clignotantes. Je me cachai derrière un rideau. Il s’assit.

我們找到莉迪亞姑媽時,她是自己拖著身子爬上一張床的。杜伊亞爾神父把一個銀盤放在桌上,倒了些油,示意我出去。他的臉漲得通紅,眼皮直眨,讓我害怕。我躲到窗簾後面。他坐下來。


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