que je ne peux croire qu’elle fût heureuse, elle qui ne vous connaissait pas. Sa vie est abandonnée et froide. Et cela me fait plaisir que vous la regardiez, comme si votre regard la réchauffait en ma pensée. — Parlez-moi d’elle, répéta Claude, racontez-moi des choses sur elle... Je veux lavoir grandir, devenir vous. La soirée fut douce, et d’aussi douces journées succédèrent où les captiva de même le récit de leur enfance. Ils obéissaient à un besoin nouveau de se pénétrer par les voies les plus diverses. Ces confi- dences ne tombaient plus dans le vide. Ils s’écoutaient avidement. Sous leurs propres yeux ils avançaient ensemble, et, chacun cheminant le long de sa route. ils s’imaginaient que ces deux routes tendaient toujours à se rapprocher. Qu’eussent-ils fait, sinon d’aller l’un vers l’autre, puisque leur raison de vivre était l’un en l’autre? Ils s’aimèrent avec plus de tendresse, sentiment des faibles et des vaincus, qu’ignore l’amour heureux et qu’enseigne la douleur. Ils n’auraient pu dire qu’ils souffraient. Bien souvent néanmoins leurs larmes avaient envie de couler. Et leurs voix prenaient des intonations humbles et timides. La cause de leur détresse les privait à la fois de réconfort, car tout geste d'affection leur était interdit, et ce geste seul les aurait consolés de cette interdiction. Comme il eût été bon de s’enlacer selon la gentille coutume qu’ils en avaient prise ! Nulle arrière- pensée voluptueuse ne les stimulait, mais un grand désir d'abandon et de détente. L’épaule d’Armelle attirait Claude comme l’unique refuge, et Armelle ne songeait qu’à bercer la tête de Claude entre ses mains maternelles. Et ils ne se lassaient point d’évoquer leur enfance, en des entretiens qui les montraient l’un à l’autre si fragiles qu’ils étaient encore plus dispos à s’attendrir. Et les routes obliques se conformaient à la même direction immuable. Aux arbres et aux talus ils cueillaient les fleurs et les ronces
以致於無法相信她是幸福的——一個還不認識您的她。她的生命荒蕪而冰冷。可是您這樣注視著她,讓我心裡很安慰,彷彿您的目光在思念中溫暖了她。」「——跟我談談她,」克洛德一再說道,「跟我講講她的事……我要親眼看著她長大,長成如今的您。」夜晚溫柔,接下來的日子也一樣溫柔,囚禁著他們童年的敘述,同樣的往事一說再說。一種新的需求支配著他們:要從種種不同的途徑,彼此滲透。這些心事不再落空。他們貪婪地傾聽彼此。在他們自己的注視下,他們一同前行;各自走在自己的路上,卻總覺得這兩條路漸漸靠攏。既然他們活著的理由在於彼此,除了走向對方,還能做什麼呢?他們以更多的溫柔相愛——那是弱者與被征服者的情感,幸福的愛情不懂,只有痛苦教得會。他們說不出自己是否痛苦。然而,眼淚常常就要奪眶而出。他們說話的語氣謙卑而羞怯。苦惱著他們的,同時也剝奪了他們的慰藉:因為一切親暱的舉動都被禁止,而唯獨這舉動能安慰他們這禁令。若能依照他們養成的那可愛習慣相互擁抱,該有多好啊!並沒有淫逸的後顧之念刺激他們,只有一種全然放任與鬆弛的渴望。阿梅勒的肩膀吸引著克洛德,像唯一的庇護所;而阿梅勒只想用母親般的雙手搖晃克洛德的頭。他們也不厭倦喚起彼此的童年。在那些交談中,他們向彼此顯得如此脆弱,也就更容易彼此溫柔。而那兩條斜斜的路,也順從著同一個不變的方向。在樹木與斜坡之間,他們採摘花朵與荊棘,
dont leurs bras seraient chargés le jour de la rencontre. Le destin les préparait pour cet événement. Le premier Claude parla de ses aventures. Depuis l’heure où son cœur battait auprès d’un ami de collège, il aimait d’une façon continue. Il déroula cette chaîne d’amour. C’est chose toujours triste. Ce qui donna tant de joie se résout, dans le souvenir, en mélancolie. Peut-être aussi pouvait-il prétendre à une certaine malchance, le hasard ne lui ayant accordé que des ♦preuves pénibles, sans noblesse ni beauté. Elle le plaignit. Elle se le figurait tout meurtri de coups, l’appelait son cher blessé, et ce leur était encore une occasion de regretter les chastes caresses qui guérissent les plus mauvaises plaies. Claude, un soir, lui demanda : — Et vous, Armelle, ne me direz-vous pas votre passé de femme ? Par délicatesse, il ne Pavait jamais interrogée. Elle répondit simplement, en quelques mots :
這些回憶,他們將在重逢那天捧在懷裡。命運早已為這一刻做了準備。先開口談往事的是克洛德。自從那顆心在一個中學同學身旁跳動起,他便沒有一刻不在戀愛。他緩緩攤開這條愛情的長鏈。這總是傷感的事:曾帶來無數歡樂的,在回憶裡卻化作憂鬱。或許他也稱得上倒楣,因為命運只給了他一些痛苦的憑證,既不高貴,也不美。她很憐惜他,想像他渾身傷痕累累,喚他做她親愛的傷患。這也讓他們又多了一次機會,惋惜那些能治癒最深傷口的純潔撫慰。一天晚上,克洛德問她:「那麼您呢,阿梅勒,您不願意說說您身為女人的過去嗎?」出於體貼,他從來不曾問過。她只用幾句簡單的話回答:「
— Je n’ai pas aimé, moi... ai-je été aimée ? je ne sais... trois ou quatre fois je l’ai cru... et puis... je doutais. Il insista : — Parmi ces expériences, il n’en est pas une qui ait été plus sérieuse ? — Oui, affirma-t-elle, il y a un homme qui m’a troublée davantage... Hélas! c'est aussi celui qui m'a le plus cruellement déçue... N'importe, il me troublait... — Ah! fit Claude. Cet aveu semblait l'étonner. Il resta pensif un moment. Puis, affectant de sourire, il prononça d'une voix mal assurée : — Armelle, pardonnez-moi... je vais vous faire une étrange question. Je devrais me taire, mais je ne sais pourquoi, il faut que je vous la fasse :• Armelle, cet homme vous a-t-il embrassée? — Oui, certes, dit-elle. Il se mit à marcher de long en large, et il répétait avec un rire factice : — Comme c’est drôle, comme c’est drôle... ainsi il vous a embrassée...
「——我沒愛過誰……有沒有人愛過我?我不知道……三四次我以為是愛……可是後來……我又懷疑了。」 他繼續追問:「——這些經歷裡,難道沒有一次是比較認真的嗎?」 「——有的,」她語氣堅定地說,「有一個男人讓我心動得更厲害……唉!也正是他,讓我傷心失望得最深……不過無所謂,他確實讓我心動過……」 「——啊!」克洛德應了一聲。這番坦白似乎讓他吃了一驚。他沉思了片刻,然後強裝笑容,用不太穩的聲音說: 「——阿梅勒,請你原諒我……我要問一個很奇怪的問題。我本該閉嘴,可不知道為什麼,我就是非問不可:阿梅勒,那個男人……吻過妳嗎?」 「——吻過啊,那當然,」她說。 他開始來回踱步,帶著一絲做作的笑,反覆唸著:「——真奇怪,真奇怪……他吻過妳……」
Brusquement il s’arrêta devant elle. — Il vous a embrassée, soit, c’est naturel, mais pas... pas sur la bouche, n’est-ce pas? Il la dévisageait sans plus dissimuler. Apres une hésitation elle déclara : — Oui, Claude, nous nous embrassions sur la bouche... Je dois vous avouer que j’aimais sa bouche. — Sur la bouche, balbutia-t-il, mais alors... moi... moi?... il y eut entre eux un peu d’hostilité. Cela ne dura pas. Armelle vit que l’effort de Claude pour se maintenir le brisait. Elle fut sur le point de lui ouvrir les bras et de s’écrier : — Allons, mon pauvre Claude, venez pleurer ici. Il y songeait de même, prêt à la supplier. Pourtant ils ne parlèrent ni l’un ni l'autre.
突然,他在她面前停住。「——他吻過您,好吧,這很自然。可是沒有……沒有吻在嘴上,對吧?」他不再掩飾,直直盯著她。她猶豫了一下,說:「——有的,克洛德,我們是親在嘴上的……我必須向您承認,我喜歡他的嘴。」「——親在嘴上,」他結結巴巴地說,「可是那麼……我……我呢?……」 兩人之間升起一絲敵意。但並沒有持續多久。阿梅勒看得出來,克洛德越是勉強撐著,越是把自己逼向崩潰。她差一點就要張開雙臂,喊道:「——來吧,我可憐的克洛德,過來這裡哭吧。」他自己也正想著這件事,就快要開口求她了。可是兩個人誰也沒說一句話。
« Nous en sommes donc là ! » pensèrent- ils, les jours suivants. Leur désillusion n’était point sans quelque surprise. Ils avaient cultivé leur âme comme une terre choisie. Ils l’avaient nettoyée, purifiée, soumise à d’ingénieuses méthodes, ensemencée soigneusement en vue de moissons superbes. Et il y germait cette mauvaise plante. Claude n’aurait jamais supposé que cela pût encore sortir de lui. Et Armellese désolait également, car si de tels sentiments persistaient en son compagnon, elle devait à son insu en entretenir d’aussi lamentables. Ils restaient confus, incrédules presque. Qu’importait à Claude qu’un homme eût baisé les lèvres d’Armelle ? Ce baiser ne la
「我們竟然落到這步田地!」接下來幾天,他們心裡都想著這件事。這場幻滅來得讓他們自己都有點意外。他們一直把自己的心靈當成一塊精心挑選的土地來耕耘:清理過、淨化過,用盡各種巧妙的方法,為了豐美的收成而細心播種。結果從那裡冒出來的,竟是這麼一株惡草。克洛德從沒想過自己身上還會長出這種東西。阿梅勒也同樣黯然,因為既然這樣的情感還留在伴侶心裡,那麼不知不覺間,她自己想必也懷著同樣可悲的心緒。兩人茫然失措,幾乎不敢相信。一個男人親過阿梅勒的嘴唇,對克洛德來說又有什麼關係?那個吻又不會使她
rendait ni moins jolie, ni moins jeune, ni moins désirable, et ses lèvres ne lui avaient pas semblé moins savoureuses quand il les pressait contre les siennes sur la lande de Lanvaux. Que lui importait puisqu’il ne l’aimait à cette époque ni ne la connaissait? Et même en ce cas, ne tendaient-ils pas à une conception de l’amour si hautaine que chacun demeurait libre de donner ses lèvres à qui lui plaisait? « Et moi ! Et moi : avait crié Claude réclamant son droit de caresse, et moi,je ne suis donc rien? Je ne compte donc pour rien ? » C’était un échec si misérable qu’ils ne le voulurent considérer que comme une inconséquence passagère. Et la vie continua, t On arrivait au milieu de l'automne. Le temps pluvieux enfermait Armelle et Claude dans la tour. Ils s'y plaisaient. La gaieté du feu les attirait sous le manteau de la cheminée hospitalière. Leur amour participait à ce bien-être physique. Ils en causaient indéfiniment. Ils expliquaient ses mérites,
那唇也不會因此少一分美麗、少一分年輕、少一分令人渴望。他在朗沃荒原上把唇壓上她的唇時,也不覺得那唇少了一分甘美。何況那時候他既不愛她,也不認識她,又有什麼好計較的呢?再說,就算愛著,他們信奉的不也是一種極其高傲的愛的觀念嗎——人人都有自由,把嘴唇給予令自己心悅的人。「那我呢!那我呢!」克洛德曾這樣喊著,要求親吻的權利,「難道我就不算什麼?難道我毫無分量?」這次挫敗實在悲慘,他們乾脆只當它是一時的失態。生活照舊過下去。時序已入深秋。多雨的天氣把阿梅勒和克洛德關在塔樓裡。他們倒也自在。爐火的歡悅吸引他們聚在那座好客的壁爐邊。這份身體的安適,他們的愛情也分享得到。他們談它談個不停。他們細數它的好處、
ses charmes, ce en quoi il différait des pas* sions communes. Ils lui rendaient grâces avec ferveur. — J’aime vous aimer, disait Claude, j'aime notre amour d’un amour d'amant, nous l’avons créé et il nous a créés. Il remplissait leur existence au point que l’heure actuelle ne suffisait plus à le contenir et qu'il débordait sur les années révolues. Leurs souvenirs s’en imprégnaient et prenaient l’apparence de faits à peine écoulés. Il mettait au présent toute leur vie. Leur enfance n’était que le matin du jour où ils se trouvaient. Un instant de ce passé toutefois demeurait ténébreux comme un coin d’ombre inaccessible au soleil. La volonté peureuse de Claude entourait d’un voile les tentatives sentimentales d’Armelle, et elle n’osait le déchirer. Mais la petite gêne produite par cette réserve cédait à leur désir d’harmonie. Ils voulaient être heureux puisqu’il n’y avait pas de raison pour qu’ils ne le fussent point. Une visite rompit leur solitude. Ils se
它的魅力,以及它和尋常激情有何不同。他們熱切地向它致謝。「我喜歡愛著您,」克洛德說,「我以情人的愛愛著我們的愛情:是我們創造了它,它也創造了我們。」這份愛充盈著他們的生活,當下的時光已容納不下,還漫溢到已逝的歲月裡。他們的回憶浸透了它,一切都像才剛發生。它讓他們的整個生命都成了現在。童年不過是他們此刻所在的這一天的清晨。然而過去有一瞬間,仍像陽光照不到的陰暗角落。克洛德怯懦的意志,給阿梅勒昔日的情感嘗試罩上一層面紗,她也不敢撕裂它。但這份保留造成的小小彆扭,終究屈服於他們對和諧的渴望。他們要幸福,反正沒有任何理由不幸福。一次來訪打破了他們的孤獨。他們正在
promenaient dans le jardin, quand un tout jeune homme vint à eux, gauche d'aspect et de mise provinciale. Il ôta son chapeau et annonça en rougissant : — Je suis le fils de votre cousine, madame. — Ah ! dit Armelle, c’est vous, monsieur Paul. — Oui, répondit-il, c’est moi. Sa figure imberbe manquait d’expression. Un sourire emprunté ouvrait sa bouche. Des gants trop étroits torturaient ses mains. D’autres détails encore contribuaient à le rendre disgracieux, un peu ridicule. On contourna la pelouse en échangeant des propos difficiles. Puis on résolut de rentrer, à cause du froid. Landa tressaillit. Armelle se dirigeait vers la tour. Se déciderait-elle à franchir le seuil de leur sanctuaire en compagnie d’un étranger? Au moment d’ouvrir la porte, elle aperçut son visage anxieux. Elle comprit et s’écria : — Ma foi, nous serons mieux chez moi, 10.
兩人正在花園裡散步,一個非常年輕的男人走了過來。他模樣笨拙,衣著帶著外省氣息。他摘下帽子,紅著臉說:「我是您表妹的兒子,夫人。」「啊!」阿梅勒說,「是您呀,保羅先生。」「是的,」他回答,「是我。」他臉上還沒長鬍子,顯得沒什麼表情。嘴邊掛著一個勉強擠出的微笑。手套太緊,勒得他雙手難受。還有其他一些細節,也讓他顯得笨拙、有點可笑。眾人繞著草坪走,說著些勉強的話。後來天冷,便決定回屋裡去。朗達打了個寒顫。阿梅勒正朝塔樓走去。她會下決心帶一個外人跨進他們聖殿的門檻嗎?開門的那一刻,她瞥見他一臉焦慮。她明白了,便說:「說真的,在我那邊我們會更舒服——」
les pièces du bas sont chaudes, venez-vous? Il les laissa partir afin de réprimer plus vite le petit mouvement d’humeur qui fermentait en lui. S’il ne se fût observé, la distraction d‘Armelle eût acquis à ses yeux l’importance d’une faute très grave. Il en garda malgré tout de la tristesse. Au fond, il imaginait leur intimité comme un temple sacré où nul ne pouvait être admis sans profanation. Armelle l’ayant rejoint, il lui dit : — Espérons que ce jeune monsieur s’en tiendra là, de ses politesses. Elle sourit. — Pauvre garçon, c’est vous qui l’intimidiez, je vous assure qu’en tête à tête il n’est pas plus sot qu’un autre... je l’ai mis à son aise... il a un tas de qualités gentilles. — Je n’essaierai pas de les découvrir, affirma Claude. Parlait-il avec aigreur? Elle ne le put discerner. Lui-même n’en savait rien. Pourtant ils eurent du mal à retrouver leur
「樓下的房間暖和,你來嗎?」他讓他們走了,好趕快壓下心裡正在發酵的那股小小悶氣。要不是他有所自制,阿梅勒的心不在焉在他眼中,恐怕就會變成一樁天大的過錯了。不過他心裡終究還是留著一份難過。說到底,他一直把兩人的親密想成一座神聖的殿堂,誰踏進來都是褻瀆。等阿梅勒回到他身邊,他對她說:「但願這位年輕先生的客套就到此為止。」她笑了笑。「可憐的孩子,是妳把他給嚇著了,我向您保證,單獨跟他相處時,他不比誰笨……是我讓他放鬆下來的……他有很多可愛的優點呢。」「那些優點我可不想去探個究竟。」克洛德斷然說道。他的語氣帶著怨氣嗎?她分辨不出來。他自己也不知道。
accord. Ils le sentaient d'ailleurs plus fragile,
他們的和睦。況且兩人都覺得,這份和睦比從前脆弱了,
plus influencé par les menues contrariétés de l’existence et par les chocs inappréciables des caractères. Et chaque fois, pour le rétablir, il leur fallait un effort un peu plus pénible. Ainsi les assombrit une promenade qu’ils firent autour de l'enceinte malgré l’appréhension secrète qui les empêchait depuis longtemps de s’y hasarder. Le souvenir de leurs enthousiasmes ingénus les éclaira davantage sur l’âpreté des luttes nécessaires au maintien de leur bonheur. Comme les choses alors se déroulaient suivant un ordre facile ! Ils s’assevaient devant de U vieilles pierres, et les vieilles pierres leur envoyaient des trésors inestimables. Ils contemplaient une flaque d’eau étoilée de nénuphars, et elle leur livrait le reflet des siècles absorbés. Un élan de révolte souleva Claude contre le silence qui les enserrait : — Armelle, Armelle, ce n’est pas possible que nous nous arrêtions où nous sommes... Il y a autre chose... ce n’est pas
也更容易被生活裡的小小不如意、被個性之間難以察覺的碰撞所動搖。而每回要修復它,他們都得費一次比一次更艱辛的功夫。有一回,他們繞著城牆散步,心情卻因此黯淡——長久以來,一股祕密的顧慮始終讓他們不敢貿然到那裡去。回想起昔日那份純真的熱情,他們愈發看清:要維繫眼前的幸福,還得經歷多少艱苦的掙扎。那時候,一切是多麼自然地順流而展啊!他們坐在老石牆前,老石牆便奉獻出無價的寶藏。他們凝視一泓綴滿睡蓮的水窪,水窪便映出沉埋世紀的倒影。忽然,一股反抗的衝動攫住了克洛德,他再也忍受不了籠罩著兩人的沉默:「阿梅勒,阿梅勒,我們不可能就停在這裡不動……還有別的東西……未來不是
ça, l’avenir... Il ne faut pas admettre que tout notre avenir se réduise à nos sensations actuelles, ce serait trop affreux... Levons- nous, mon amie, marchons vers ce qui peut être, vers ce qui doit être. Mais le silence se referma derrière les paroles. Cette fois encore Armelle n’y répondit pas, et Landa les regrettait déjà comme des plaintes vaines qui ne faisaient qu’ajouter à leur désarroi. Dès lors ils n’osèrent sortir de la ville. Ils lui conservaient du reste une reconnaissance affectueuse, car le secours qu’ils ne trouvaient pas d’un côté, elle le leur offrait de l’autre. La quiétude des jardins apaise. L’herbe des rues est un baume miraculeux. Les voûtes pieuses de la cathédrale apprennent la résignation. Tout conseille la patience, le repos, les rêvasseries, l’assoupissement. Les gens piétinent et ruminent. Le présent se superpose au passé et ne se soucie point de l’avenir. C’est pourquoi la ville close convenait à leur état d’âme. Le jeune Paul revint. Claude l’évita et ne
這樣的……不能承認我們的未來就只剩下此刻的感覺,那太可怕了……起來吧,我的朋友,我們往可能的方向走,往應該走的方向走。」話說完,沉默又重新闔上。這一次阿梅勒依舊沒有回應,而朗達已經後悔說出那些話,只覺得那不過是無謂的怨言,徒然增添他們的惶惑。從此他們不敢再出城。不過他們對這座城仍懷著深情的感激:在別處得不到的慰藉,這座城從另一頭給了他們。園林的寧靜能安撫人心。街上的青草是奇妙的香膏。大教堂虔敬的穹頂教人順從。一切都勸人忍耐、休息、冥想、昏睡。人們踱著步,反覆咀嚼著思緒。現在疊在過去之上,並不操心未來。正因如此,這座封閉的城契合他們的心境。年輕的保羅又來了。克洛德避開他,卻不
laissa percer aucun signe d’agacement. Mais, après une troisième visite, Armelle eut l’imprudence de s’écrier par plaisanterie : — Vraiment, je crois que l'infortuné est en train de tomber amoureux de moi. Il rougit. il pâlit, il soupire... Aussitôt elle se rendit compte de sa maladresse. La figure de Claude se contractait. Il parvint à dire d’un ton indifférent : — Faites attention, Armelle, il arriverait à vous ennuyer. Elle lui prit la main spontanément. — Soyez sans crainte, mon cher Claude, je ne veux être aimée que de vous, votre amour contient tous les amours. Il garda sa main dans les siennes. Il la flattait légèrement. De l’index il suivait les veines bleues et montait le long des doigts effilés. Puis, la retournant, il descendait jusqu’au poignet délicat. A la clarté du feu, elle semblait presque transparente, très pure, avec des lignes plus roses couleur d’aurore. Puis il la porta vers sa bouche et en baisa la paume tiède.
卻沒露出一絲惱怒。但第三次來訪之後,阿梅勒竟開了個不該開的玩笑,脫口喊道:「說真的,我覺得那個可憐蟲就要愛上我了。他臉紅了,臉白了,還嘆氣……」話一出口,她立刻察覺自己失言。克洛德的臉抽搐起來,卻還是設法用不在乎的語氣說:「小心點,阿梅勒,他會糾纏上您的。」她不由自主地握住他的手。「請放心,親愛的克洛德,我只願被您所愛,您的愛包含了一切愛。」他把手覆在她的手上,輕輕撫弄著。他用食指沿著那些藍色的脈絡遊走,順著纖細的手指上行;然後把手翻過來,下行到柔嫩的手腕。火光下,那手腕幾乎顯得透明,那樣純淨,帶著幾道玫瑰色的線條,宛如曙色。接著他把那隻手引向嘴邊,親吻那溫熱的掌心。
Armalle se dégagea d’un geste doux. La chaleur des lèvres fondait sa volonté. — Je vous aime, proféra Claude. Elle frémit. Jamais il n’avait dit ces mots de cette voix ardente, où grondaient sa jeunesse refoulée et son exaspération d’homme. Elle se sentit si proche et si lointaine de lui que, s’il l’eût touchée, elle se fût abandonnée peut-être ou enfuie pour toujours. La peur lui inspira des phrases quel-, conques. Elle ne put les achever, car elle s’avisa que Claude épiait le mouvement de sa bouche, les formes diverses qu’imposaient les syllabes, la soie tendre et humide de la peau, le pli souple des coins. Qu’allait-il faire ? Elle mordit ses lèvres nerveusement, irritée qu’elles fussent molles, captives d’un regard, prêtes à se livrer s’il tentait de les prendre. Mais ayant levé les yeux sur lui, elle se rassura. Visiblement il souffrait, et son désir râlait sous quelque pensée cruelle. Songeait-il qu’un autre avait joui de cette bouche?
阿梅勒溫柔地抽回了手。唇上的熱度正融化她的意志。「我愛您。」克洛德低聲說。她顫抖了。這句話,他從來不曾用這樣熾熱的聲音說過;那聲音裡,轟鳴著他壓抑的青春,和一個男人的激憤。她覺得自己與他這樣近,又這樣遠——倘若他此刻碰了她,她或許會順從,或許會永遠逃走。恐懼之下,她說了幾句敷衍的話。話沒說完,她就察覺克洛德正盯著她的嘴看:嘴唇開合的動作、音節勾出的種種形狀、那絲般柔軟濕潤的皮膚、嘴角柔韌的皺褶。他要做什麼?她神經質地咬住嘴唇,惱它們竟這樣柔軟,被一道目光俘去,只要他伸手來奪,便準備獻身。但她抬眼望他,便安下心來。他顯然在受苦,他的慾望在某個殘酷的念頭下奄奄一息。他是不是想起了另一個人,曾經享有這張嘴?
Cette dernière épreuve tourmenta davantage Armelle, à cause de l’indécision où elle demeura sur la conduite de Claude. Les choses, somme toute, ne s’étaient pas dénouées. En outre elle le trouva, les jours suivants, sombre, taciturne, bizarre d’allures. Prévoyant d’autres crises, elle se défiait, et c’était d’une amertume inexprimable, ce rôle à tenir vis-à-vis de celui qu'elle aimait si loyalement. Une fin d'après-midi, comme elle passait devant sa chambre, elle fut touchée de sa prière discrète : — Entrez, Armelle, nous parlerons. « II a recouvré la paix, mais au prix de quel effort ! » se dit-elle avec pitié. Il répéta : — Entrez, Armelle, l’ombre nous permettra de parler... Elle obéit et se dirigea vers les blancheurs vagues de la fenêtre. La pluie battait les vitres. Elle attendit les paroles graves. Il se taisait. Et soudain elle eut l’intuition brutale qu’il
這最後一次考驗,更讓阿梅勒心裡不寧——她始終摸不準克洛德會怎麼做。說到底,事情並沒有了結。而且接連幾天,她覺得他陰鬱寡言,舉止古怪。她預感還會有別的風波,不免提防著;可偏偏要對這樣一個自己如此忠誠深愛的人演戲,那份苦澀,真是說不出來。一天傍晚將近,她走過他房門前,聽見他低低的一句懇求,心頭一軟:「進來吧,阿梅勒,我們談談。」「他平靜下來了,可費了多大的力氣啊!」她憐惜地想。他又說了一遍:「進來吧,阿梅勒,昏暗裡我們好說話……」她依言走了進去,朝窗邊那片朦朧的白光走去。雨水敲打著窗玻璃。她等著那些要緊的話。他卻不開口。忽然之間,一個殘酷的直覺浮上她心頭:
lui avait tendu un piège. Elle en fut aussi certaine que s’il lui eût révélé ses combats intérieurs, ses lâchetés, ses rébellions, son embuscade furtive au seuil de la pièce, son affectation de voix timide. Et, de fait, elle le devina derrière elle, haletant, en lutte éperdue contre l’instinct. Elle dit d’un ton ferme : — Allumez la lampe, Claude. Il ne bougea pas. Alors elle voulut partir. Il fit un geste pour l’en empêcher. Mais un détour la mit hors de son atteinte.
他給她設下了陷阱。她對此確信無疑,彷彿他親口向她透露過內心的掙扎、他的怯懦、他的反抗、他在房門口的暗中埋伏,還有他刻意裝出的怯怯嗓音。果然,她猜到他就站在身後,喘著氣,正和本能拚命搏鬥。她語氣堅定地說:「把燈點上,克洛德。」他不動。她於是想離開。他做了個手勢想攔她,她卻一個轉身,脫出了他伸手可及的範圍。
XVI Claude descendit au jardin. Il gelait. Dans le ciel froid les étoiles tremblaient frileusement. Il se sentit triste et seul. Depuis plusieurs jours, M"e de Rhuis trouvait des prétextes pour se retirer chez elle dès la tombée de la nuit, et pour n’en point sortir après le repas. Ce soir-là, elle avait annoncé la visite de son cousin. C'était la troisième fois en une semaine que venait le jeune homme. Claude le nota sans en vouloir tirer aucune conclusion. Ils agissaient de la sorte l’un avec l’autre et avec eux-mêmes, évitant dans leurs entretiens et dans leurs pensées tout ce qui pouvait jeter une lumière trop nette sur l’état de leur âme. Ainsi la tentative sournoise
XVI 克洛德走下花園。天正結霜。寒冷的天空裡,星星冷得瑟瑟發抖。他心裡又憂傷,又孤單。這幾天來,德呂斯夫人總找藉口,天一黑就躲回自己房裡,晚飯後也不再出來。那天晚上,她事先聲明表弟要來拜訪。一個星期之內,那青年已經來了第三次。克洛德把這一點記在心裡,卻不願多作推想。他們對彼此、對自己,都是這樣:交談也好,思緒也好,凡是會把他們心境照得太分明的,一概避開。就這樣,克洛德那次
de Claude n’avait-elle eu aucune suite apparente. Ils affectaient de la traiter en incident négligeable dont il était naturel qu’ils eussent exagéré l’importance, mais auquel la moindre réflex ion res tituait sa valeur d‘étour- derie bien excusable. Ils ne prétendaient vraiment qu’à l’élimination progressive de leurs instincts. La chair dresse des embûches qu’ignore notre conscience. Il suffit de n’y pas succomber.
克洛德的舉動竟然沒有引來任何明顯的後果。他們假裝把這件事當成無足輕重的小插曲,想說自己當然是把它看得太重了;其實只要稍加思索,就會明白那不過是一次情有可原的輕率。他們真正追求的,只是逐步馴服自己的本能。肉體會設下連我們意識都不知曉的陷阱。只要不屈服,也就夠了。
Combien d’indices cependant les obli
然而,這類跡象何其多,
geaient à discerner l’atteinte nouvelle que ce fait dédaigné portait à leur harmonie ! Pourquoi fuyaient-ils l'ombre, si favorable à ceux qui s’aiment, le crépuscule où s’alanguissent les rêves ? Pourquoi ne cherchaient- i’s plus ensemble les beaux spectacles de l’horizon, ni la douceur du silence devant
這樁被忽視的小事,正如何侵蝕他們的和諧——跡象明明不少,他們卻視而不見!為什麼他們躲避陰影?那本是相愛的人最好的去處,還有那些夢想悠然舒展的黃昏?為什麼他們不再一同去看地平線上壯麗的景象,不再一同感受爐火前那份靜謐的溫柔,不再追尋任何能引發有益情感的東西?難道他們害怕動情,所以只在晴朗乾燥的白晝相見?克洛德正與這些陰沉的念頭苦苦纏鬥,忽然停住腳步,側耳傾聽。莊園那邊傳來歌聲,夾雜著鋼琴低沉的和音。是阿梅勒在唱。他從沒聽過她唱歌,甚至不知道她會唱。他立刻對自己說:——阿梅勒為這小子做了她從沒為我做過的事。他來不及猶豫。那股怨憤推著他,硬是把他帶向房子,一路走到樓下那間充當德呂斯小姐客廳的房間。他推開門。燭光下,他看見他們倆:阿梅勒坐在鋼琴前,保羅站在她身旁。兩人沒察覺他的到來。他聽著。她唱的是一首憂鬱的歌:水手在歌裡咒罵布列塔尼的海,農民指責荒野的荒蕪,可這些水手、農民,偏偏深愛著海和荒野。接著她又唱了另一首,滿是清新優雅的愛情。她嗓音不大,卻能唱出沉痛的音色和天真的語氣,讓那些詩篇像一齣齣小戲,輪廓分明,動人心弦。克洛德驚訝地發現她竟有這樣的魅力。他非但不高興,反而自問:——為什麼她不把這份樂趣留給我,第一個留給我?為什麼讓他來享受,讓這個闖入者?他望著那青年,一股更強的痛楚湧上心頭——那青年的祕密全寫在臉上。他癡癡望著阿梅勒,那欽佩既不在歌裡說了什麼,也不在那優美的嗓音和細膩的層次,而是全然傾注在她這個人身上。他神情迷醉,像個虔誠的信徒。眼中沒有一絲貪慾或希望的光,只是拚命想牢牢留住世上最美、最燦爛的形象。他在愛。克洛德對此毫不懷疑,並為此痛苦。
les flammes du foyer, ni rien enfin de tout ce qui provoque l'émotion bienfaisante ? Avaient-ils peur de s’attendrir qu’ils ne se voyaient qu’aux heures claires et sèches du jour? Claude se débattait contre l’attaque opi-
爐火的暖光,爐火前那份靜謐的溫柔——總之,一切能喚起有益情感的東西,他們都不再一同追尋了?難道是怕動了真情,所以才只在晴朗而乾燥的白晝相見?克洛德正奮力抵抗這些念頭頑強的侵襲,
niâtre de toutes ces questions lorsqu’il s’arrêta et tendit l'oreille. Du manoir partait un bruit de chant mêlé aux accords assourdis d'un piano. Armelle chantait. Il ne l'avait jamais entendue, et il ne savait même pas qu’elle chantât. Aussitôt il se dit : — Armelle fait pour ce gamin ce qu’elle n’a pas fait pour moi. Il n’eut pas le loisir d'hésiter. L’idée hargneuse le poussait. De force elle le mena vers la maison jusqu’à la pièce du rez-de- chaussée qui servait de salon à Mlle de Rhuis. Il ouvrit la porte. A la lueur d’une bougie, ils les vit tous deux, Armelle assise au piano, Paul debout près d’elle. Ils ne s’aperçurent pas de son entrée. Il écouta. Elle disait une chanson mélancolique où des matelots invectivaient la mer bretonne, où des paysans accusaient la lande sauvage, et où matelots et paysans ne chérissaient que la mer et que la lande. Et elle en dit une autre toute d’amour frais et gracieux.
克洛德正與這些煩人的問題苦鬥,忽然停住腳步,側耳傾聽。莊園那邊傳來歌聲,夾著鋼琴低沉的和音。阿梅勒在唱歌。他從沒聽過她唱歌,甚至不知道她會唱。他立刻對自己說: ——阿梅勒為這小子做了她從未為我做過的事。 他來不及猶豫。那股怨憤的念頭推著他,硬是把他引向房子,一路走到樓下那間充當德呂斯小姐客廳的房間。他推開門。燭光下,他看見他們兩人:阿梅勒坐在鋼琴前,保羅站在她身旁。他們沒察覺他進來。他傾聽著。她唱著一支憂鬱的歌,歌裡,水手們咒罵布列塔尼的海,農民們指責荒野的荒蕪,而水手和農民,卻只深愛著那海,那荒野。
j w I Elle avait peu de voix, mais elle en tirait des sons d’une gravité douloureuse et des accents naïfs qui prêtaient aux poèmes le relief de petits drames intenses. Claude s'émerveilla de lui découvrir un tel charme. Et au lieu de s’en réjouir, il se demandait : — Pourquoi ne m’a-t-elle pas réservé ce plaisir, à moi,le premier? Pourquoi l’en gratifier, lui, cet intrus ? Le regardant, il fut assailli d’un mal encore plus vif, tant le secret du jeune homme se lisait sur son visage. Il contemplait Armelle avec une admiration ingénue qui ne se souciait guère des choses exprimées, ni de la voix mélodieuse, ni des nuances exquises, mais s’adressait tout entière à la femme elle-même. Il avait l’air extasié d’un fervent. Nulle lueur de convoitise ou d’espoir n’allumait ses yeux. Ils tachaient simplement à captiver l’image de ce qu’il y avait au monde de plus beau et de plus magnifique. Il aimait. Claude n’en douta pas, et il en souffrit.
她嗓音不大,卻能從中唱出沉痛的音色和天真的語調,讓那些詩篇像一齣齣小戲劇,輪廓鮮明,動人心弦。克洛德驚訝地發現,她身上竟有這樣的魅力。但他非但不因此欣喜,反而自問:——為什麼她不把這份樂趣留給我,第一個留給我?為什麼要讓他來享受,讓這個闖入者?他注視著那青年,一種更強烈的痛苦襲上心頭,因為那青年的祕密全寫在臉上。他凝望著阿梅勒,那份天真的欽佩,並不在乎歌裡表達了什麼,也不在乎那優美的嗓音和細膩的層次,而是完全傾注在她這個人身上。他神情迷醉,像個虔誠的信徒。他眼中沒有燃起一絲貪慾或希望的光芒,只是努力想牢牢留住世上最美、最燦爛的形象。他在愛。克洛德對此毫不懷疑,並為此痛苦。
En ce petit coin de terre, ils étaient deux pour qui la vie se résumait en la même créature. Paul et lui ne comptaient pas plus l’un que l’autre devant l’égalité de l’amour. Ils offraient le même trésor, car l’offrande du cœur, quelle que soit la façon dont on le donne, est toujours analogue. Il eut l’impression dégradante d’un partage. La joie d’aimer la jeune fille, un autre l’éprouvait autant que lui, qui sait, peut- être plus encore ! Il se souvint d’avoir dit : — J’aime vous aimer, Armelle. Cette parole, un autre la pouvait prononcer. Avide de solitude, il se tourna vers la porte. Mais Armelle l’entendit et se leva. — Tiens, vous étiez là, Claude. — Oui, fit-il, je vous écoutais, et j'envie votre cousin... quelle faveur vous lui faites! Elle remarqua l’altération de sa voix. — Ce sont de vieilles chansons arrangées par un ami de Paul, expliqua-t-elle... je les fredonnais au hasard.
在這小小的一角土地上,有兩個人的生命都濃縮在同一個女子身上。在平等的愛面前,保羅和他彼此並不比對方更有分量。他們獻上的是同一份珍寶,因為心的奉獻,無論以什麼方式給予,總是相似的。他產生了一種屈辱的分享感。愛慕這少女的喜悅,另一個人也和他一樣感受著,誰知道呢,也許感受得更深!他想起自己說過的話:——我喜歡愛著您的感覺,阿梅勒。這句話,另一個人也說得出口。他渴望獨處,便轉身朝門口走去。但阿梅勒聽見了,站起身來。 「咦,您一直在這裡啊,克洛德。」 「是的,」他說,「我在聽您唱歌,我真羨慕您表弟……您給了他多大的恩寵啊!」 她察覺到他聲音的變化。
II s’approcha d’elle et lui dit tout bas : — Pourquoi ne m’avez-vous jamais rien chanté, à moi ? Elle devina sa peine et tous les petits motifs qui la rendaient plus cuisante, et cela lui parut si mesquin qu’elle répéta : — Oh! Claude, Claude... est-ce bien vous ?
「什麼意思?」他被刺痛了似的說,「您覺得我哪裡有什麼不對勁?」