阿波書房 · XXXV
◂ 前頁3 / 15次輯 ▸
[50]

Patricia se rendit compte que l’assaillant était très grand et d’une force irrésistible. Dans une réaction presque immédiate elle tenta de se débattre, ce fut en vain. L’étreinte l’immobilisa comme une proie vaincue d’avance.

帕特莉霞察覺到襲擊者個子很高,力氣大得無法抗拒。她幾乎立刻掙扎起來,卻是白費力氣。那雙手臂將她牢牢箍住,教她動彈不得,像一頭註定被征服的獵物。


[51]

Et, tout en la maintenant, l’homme chuchotait à son oreille :

那男人一邊緊箍著她,一邊湊到她耳邊低語:


[52]

– Ne résiste pas, Patricia, à quoi bon ? N’appelle pas !… Le vieux Mac Allermy pourrait t’entendre, et que penserait-il de te voir entre mes bras ? Il croirait à notre accord. Et il aurait raison. Nous sommes faits, toi et moi, pour nous accorder. Tous les deux nous voulons satisfaire nos ambitions, gagner de l’argent, gagner le pouvoir, et le plus vite possible. Mais tu perds ton temps, Patricia. Ce n’est pas parce que tu es la maîtresse du fils Allermy que tu arriveras à quelque chose. Allermy junior n’est qu’un crétin, un incapable. Quant au vieux, il se range plus ou moins dans la même catégorie. En outre, il est en train d’organiser avec son ami Fildes, qui lui ressemble, une affaire énorme… oui… où il se cassera les reins. Patricia, si nous savons manœuvrer, toi et moi, avant six mois, le journal Allô-Police nous tombe dans les mains, et tous les deux nous saurons en tirer des dollars et des dollars, des dollars par centaines de mille ! Abonnements, annonces, scandales, chantages, il y a tout là-dedans. Seulement, faut savoir s’en servir. Et moi je saurai ! Mais voilà, je t’aime, Patricia. C’est une force et une faiblesse. Aide-moi à devenir le maître, le maître capable de tout, de tous les crimes et de tous les triomphes que tu partageras avec moi ! À nous deux, nous dominerons le monde. Tu comprends, n’est-ce pas ? Tu acceptes ?

「別掙扎了,帕特莉霞,掙扎也沒用。別叫!……老麥克·阿勒米說不定會聽見。他要是看見你在我懷裡,你說他會怎麼想?他會以為我們早就是一夥的。那他可說對了。帕特莉霞,你我天生就該聯手。我們倆都要實現野心,要賺錢,要掌權,而且越快越好。可你現在是在浪費時間。你以為當了小阿勒米的情婦就能出人頭地?小阿勒米根本就是個蠢貨,一個什麼都幹不成的廢物。至於那老頭,也差不多是同一號貨色。再說,他正跟菲爾德斯——跟他一個模子刻出來的朋友——籌畫一樁大買賣……沒錯……一樁會讓他摔得粉身碎骨的大買賣。帕特莉霞,只要你我懂得操作,不出六個月,《Allô-Police》就會落到我們手裡。到時候大把大把的鈔票就往我們口袋裡進,幾十萬幾十萬的美金!訂戶、廣告、醜聞、勒索,要什麼有什麼,就看你懂不懂得利用。而我,我懂!就是這麼回事,我愛你,帕特莉霞。這是我的力量,也是我的弱點。幫我當上主人,一個無所不能的主人——什麼罪都敢犯、什麼仗都能贏的主人,而這一切,你都能跟我共享!你我聯手,就能統治全世界。你懂吧?你肯嗎?」


[53]

Elle balbutia, éperdue :

她驚慌失措,結結巴巴地說:


[54]

– Laissez-moi… laissez-moi maintenant. Nous parlerons de tout cela plus tard… À un autre moment. Quand nous ne pourrons pas être entendus, surpris…

「放開我……先放開我。這些事以後再說……換個時候。找個不會被人聽見、不會被人撞見的時候……」


[55]

– Alors, il me faut une preuve de notre accord… de ta bonne volonté… Un baiser et je te laisse.

「那麼……妳得給我一個保證,保證我們說好了的……保證妳有誠意……一個吻,我就放妳走。」


[56]

Patricia s’affolait. L’homme sentait l’alcool ; elle devinait son visage grimaçant tout contre son visage à elle. Des lèvres enfiévrées se posaient sur son cou ou sur ses joues, cherchant ses lèvres qu’elle détournait… et toujours cette voix près de son oreille :

帕特莉霞心慌意亂。那男人一身酒氣;她感覺得到他那張扭曲的臉緊貼著自己的臉。滾燙的嘴唇落在她頸間、頰上,尋找著她一再偏開的唇……那聲音始終貼在她耳邊響著:


[57]

– Je t’aime, Patricia. Comprends-tu ce que c’est qu’un amour qui doublerait une association comme celle que nous pourrions former, toi et moi. Les deux Allermy, ce sont des incapables, des fantoches… Moi, ce sont toutes tes ambitions que je devine, que je sais, réalisées, dépassées. Aime-moi, Patricia. Il n’y a pas au monde un autre homme de ma qualité, de ma puissance cérébrale, qui ait ma volonté, mon énergie. Ah ! tu faiblis, Patricia, tu m’écoutes, tu es troublée…

「我愛妳,帕特莉霞。妳懂不懂,愛情要是加上妳我這樣的結盟,力量會翻上一倍。那兩個阿勒米,不過是廢物、是傀儡……而我呢,妳的所有野心,我看得出來,我心裡有數——不但能幫妳實現,還能超越。愛我吧,帕特莉霞。這世上找不到第二個男人,有我這樣的素質、這樣的頭腦、這樣的意志、這樣的精力。啊!妳動搖了,帕特莉霞,妳在聽了,妳心裡亂了……」


[58]

Il disait vrai. Malgré sa révolte et son dégoût, elle subissait un désarroi, un vertige bizarre, qui l’entraînait vers le plus effroyable dénouement.

他說的是實話。儘管她滿心反抗、滿心厭惡,仍止不住一陣慌亂,一種莫名的暈眩攫住了她,把她拖向最駭人的結局。


[59]

L’homme eut un ricanement sourd.

男人從喉間擠出一聲冷笑。


[60]

– Allons, tu consens, Patricia… Tu ne peux plus résister. Tu es au bord du gouffre. Pauvre petite, ce n’est pas parce que tu es une femme, ne crois pas ça !… Tout le monde devant moi éprouve ce désarroi, cette détresse. Ma volonté domine, renverse l’obstacle, le brise… Et on est presque heureux, n’est-ce pas, de remettre entre mes mains sa destinée. Avoue-le… Et n’aie pas peur. Je ne suis pas méchant, quoique mes camarades et mes ennemis – des amis, je n’en ai pas – m’appellent « The Rough »… Le Sauvage, l’Implacable, le Sans-Merci…

「好了,妳答應了,珮翠西亞……妳再也抵抗不了。妳就站在深淵邊上。可憐的小東西,別以為這是因為妳是女人,別這麼想!……誰到我面前,都會嚐到這種慌亂、這種無助。我的意志壓倒一切,掀翻障礙,把它碾碎……而把命運交到我手裡,幾乎讓人覺得幸福,對吧?承認吧……別怕。我不壞,儘管我的同夥和敵人——朋友我一個也沒有——都叫我『The Rough』……野人、無情漢、絕不留情的傢伙……」


[61]

Patricia était perdue. Qui aurait pu la sauver ?

珮翠西亞完了。還有誰救得了她?


[62]

Soudain les mains impitoyables se dénouèrent. Le Sauvage étouffa une plainte, plainte d’affreuse douleur.

突然間,那雙無情的手鬆開了。野人壓下一聲呻吟——那是劇痛難當的呻吟。


[63]

– Qu’est-ce ? Qui êtes-vous ? gémit-il, torturé.

「怎麼回事?你是誰?」他疼得呻吟道。


[64]

Une voix basse et railleuse répondit :

答話的聲音又低又沉,帶著幾分嘲弄:


[65]

– Un gentleman, chauffeur et ami de M. Fildes. Il compte sur moi pour le conduire à Long Island, chez des parents à lui où il doit dîner… et peut-être coucher. Alors, comprends-tu ? Je passais par ici quand j’ai entendu ton discours. Tu parles bien, Sauvage. Seulement, tu te trompes quand tu prétends être au-dessus de tous.

「紳士一名,菲爾德斯先生的司機兼朋友。他指望我開車送他去長島,到他家親戚那兒吃晚飯……說不定還得留宿。懂了吧?我路過這兒,正好聽見你那套高論。口才不錯啊,野人。只可惜,你自以為高人一等,這就錯了。」


[66]

– Je ne me trompe pas, gronda l’autre sourdement.

「我沒錯。」對方悶聲低吼。


[67]

– Si. Tu as un maître.

「你錯了。你有個主人。」


[68]

– Un maître, moi ?… Nomme-le… Un maître, moi ?… Ce ne pourrait être qu’Arsène Lupin. Serais-tu Arsène Lupin par hasard ?

「我?有主人?……那你說啊,說出他的名字……我?有主人?……有那個資格的,也只會是亞森·羅蘋。該不會……你就是亞森·羅蘋吧?」


[69]

– Je suis celui qui interroge mais qu’on n’interroge pas.

「我是問話的人,可不是被人問話的。」


[70]

L’autre réfléchissait. Il murmura d’une voix altérée :

對方沉思著,低聲喃喃開口,聲音都變了調:


[71]

– Après tout, pourquoi pas ? Je sais qu’il est à New York et qu’il manigance je ne sais quoi avec Allermy, Fildes et Cie. Et puis c’est si bien dans sa manière cette torsion des bras. Un truc à lui qui casse les plus costauds… Alors, tu es Lupin ?

「說到底,有什麼不可以?我知道他在紐約,正跟亞勒米、菲爾德斯公司暗中搞些名堂。再說,這招反扭手臂,實在太有他的味道了——是他的獨門手法,再壯的漢子也吃不消……這麼說,你就是羅蘋?」


[72]

– Ne t’occupe pas de tout ça. Lupin ou non, je suis ton maître, obéis.

「這些事不用你管。我是不是羅蘋都一樣,我是你的主人,照我說的做。」


[73]

– Moi, obéir ? Tu es dingo. Lupin ou non, mes actes ne te regardent pas ! Fildes est dans le bureau d’Allermy. Va le retrouver ! Fiche-moi la paix.

「要我服從?你瘋啦。我是不是羅蘋,我的事都輪不到你管!菲爾德斯就在亞勒米的辦公室,去找他!少來煩我。」


[74]

– D’abord, laisse tranquille cette femme ! Va-t’en !

「先放開那個女人!滾!」


◂ 前頁下頁 ▸