Faloise. — Agence Cook. 2 francs d’entrée.
法洛瓦茲。——庫克旅行社說的。門票兩法郎。
Georges. — Tu es idiot. Ça existe.
喬治。——你真蠢。那東西是真存在的。
Grécourt. — Oui, ça existe.
格雷庫爾。——是啊,真有其事。
Georges. — Et nos imaginations étaient tellement surexcitées par ces histoires que nous racontait d’Andrésy — d’Andrésy dont nous avions fait la connaissance trois jours auparavant — qu’un soir, sans le prévenir, je me suis mis en route pour le temple accompagné de ma fiancée et de Mlle Kritchnoff.
喬治。——丹德雷西講的那些故事,把我們的想像力撩撥得過了頭——丹德雷西這人,我們三天前才認識——結果有一天晚上,我沒事先通知他,就帶著未婚妻和克里希諾夫小姐,動身前往那座神廟。
Bergès. — C’est idiot d’emmener des femmes dans ces cas-là.
貝爾熱斯。——這種場合還帶女人去,真是胡鬧。
Georges. — Pardon, c’étaient elles qui insistaient, moi je voulais y aller seul. Au reste, habillées comme moi d’amples vêtements de flanelle, elles avaient l’air de jeunes garçons. L’expédition commença bien. Vers six heures du soir, après avoir traversé un pays pittoresque, que le coucher du soleil…
喬治。——抱歉,是她們堅持要去的,我本來想自己一個人去。再說,她們跟我一樣,穿著寬鬆的法蘭絨衣服,看起來就像幾個少年。探險一開始還很順利。傍晚六點左右,我們穿過一片風景如畫的鄉野,夕陽正緩緩西沉……
Brizailles. — La barbe !
布里扎伊。——夠了,別扯了!
Georges. — Je me sens incapable de raconter dans ces conditions-là…
喬治。——這種情況下,我實在講不下去……
Grécourt, à Brizaille. — Mais oui, taisez-vous donc. Raconte comme tu veux.
格雷庫爾,對布里扎伊。——就是啊,閉嘴吧。他想怎麼講就怎麼講。
Georges. — Bref, nous arrivons au temple. La porte était entrouverte ; nous nous glissons… Figurez-vous une lumière laiteuse… une ombre bleue… Et parmi des parfums de roses et d’encens, une odeur atroce, suffocante… À un moment, nous eûmes l’idée de rebrousser chemin, mais l’autel, là-bas, nous attirait, un autel de marbre blanc et noir… un autel funéraire devant lequel trois prêtres… deux qui psalmodiaient à voix basse… un troisième, incliné vers quelque chose que nous ne pouvions pas voir, vers quelque chose qui vivait, qui vivait… douloureusement. Brusquement, un cri, un abominable cri, le cri de quelqu’un qu’on égorge… et nous restions là, tremblants d’horreur, Mlle Kritchnoff auprès de moi, Mlle d’Avremesnil, à quelques pas… séparés les uns des autres par plusieurs brahmes, qui, blancs comme des fantômes, venaient d’entrer un à un. Atrocement angoissé, je voulus me frayer un passage. Impossible ! J’insistais violemment et cherchais déjà mon revolver, quand des mains s’agrippèrent à mon bras et un bâillon me ferma la bouche. Mlle d’Avremesnil poussa un cri et j’eus cette intuition horrible, effrayante, qu’on l’entraînait vers l’autel, qu’elle était la victime choisie, et que le sacrifice…
喬治。——總之,我們到了神廟。門半開著;我們溜了進去……你們想像一下那乳白色的光……一道藍色的影子……玫瑰和香的芬芳裡,混著一股可怕得令人窒息的氣味……有一刻,我們真想掉頭就走,可是那座祭壇就在那兒,吸引著我們,一座黑白相間的大理石祭壇……一座喪葬祭壇,前面有三個祭司……兩個低聲誦著經……第三個俯著身,朝著我們看不見的什麼東西,朝著一個活著的東西,活著……痛苦地活著。突然,一聲慘叫,駭人的慘叫,像有人被割了喉……我們就這麼愣在那裡,嚇得渾身發抖。克里希諾夫小姐在我身旁,達芙雷梅尼爾小姐在幾步之外……我們被幾個婆羅門隔開,他們白得像幽靈,剛一個個走了進來。我心急如焚,想殺出一條路。不可能!我拼命掙扎,正要去摸左輪手槍,幾隻手卻抓住了我的手臂,一團布塞進了我的嘴。達芙雷梅尼爾小姐尖叫一聲。剎那間,我冒出一種可怕的、駭人的直覺:她正被人拖向祭壇,她就是選中的祭品,而這場獻祭……
Bergès. — Mais, c’est odieux !
貝爾熱斯。——這簡直太可惡了!
Tous. — Eh bien ?
眾人。——後來呢?
Georges. — Eh bien, au fond du sanctuaire, une petite porte s’ouvrit. Quelqu’un entra. Je reconnus d’Andrésy. Il s’approcha de l’autel, regarda fixement les misérables qui entouraient Mlle d’Avremesnil et fit un geste ; rien de plus. Pas un mot. Je sentis que les mains me relâchaient. Le bâillon tomba de ma bouche. Le sanctuaire se vida. Quelques secondes après, nous étions seuls, tous les trois, en face de d’Andrésy.
喬治。——後來,聖所深處那扇小門開了,有人走了進來。我認出是丹德雷西。他走近祭壇,盯著圍住達芙雷梅尼爾小姐的那些可悲傢伙,做了個手勢,僅此而已,一句話也沒說。我覺得抓著我的手鬆開了,塞在嘴裡的布掉落在地。聖所的人散了。幾秒鐘後,就剩我們三個人,面對著丹德雷西。
Bergès. — Comédie !
貝爾熱斯。——演戲罷了!
Brizailles. — C’est Monte-Cristo, ton d’Andrésy.
布里扎伊。——你那位丹德雷西,根本就是基督山伯爵嘛。
Georges. — Blaguez ! Je n’oublierai jamais la minute d’épouvante que j’ai passée là… et jamais non plus, — et cela est plus étrange encore — jamais non plus la sensation immédiate de paix et de certitude que j’éprouvai en voyant d’Andrésy apparaître au seuil de la porte et s’avancer sans hâte…
喬治。——少吹牛了!我永遠忘不了當時那恐懼的一刻……也永遠忘不了——這才更奇怪——丹德雷西出現在門口、從容走近時,我心頭那份即刻湧上的安寧與篤定……
Grécourt. — Du théâtre ! du théâtre !
格雷庫爾。——又是演戲!全是演戲!
Georges. — Soit, mais où sont les ficelles ? Et dans quel but cette mise en scène ? Et cette autorité sur ces prêtres, d’où lui venait-elle ?
喬治。——好,就算如此,可機關在哪裡?他導這齣戲,圖的是什麼?還有,他憑什麼對那些祭司有那樣的權威?
Bergès. — Mais lui-même, quelle explication t’en a-t-il donnée ?
貝爾熱斯。——可是他自己呢,他給了你什麼解釋?
Georges. — Aucune. Il a souri… de son indéfinissable sourire et il m’a dit : « Vous ne comprendriez pas », et il a ajouté : « D’ailleurs, vous vous feriez de moi une opinion fausse. ».
喬治。——一個也沒有。他只是笑了笑……用他那難以形容的笑容對我說:「你不會懂的。」接著又補了一句:「何況,你對我的看法,恐怕會失之偏頗。」
Grécourt. — Enfin, toi, que ressens-tu à l’égard de d’Andrésy ?
格雷庫爾。——那麼,你對丹德雷西到底是什麼感覺?
Georges. — Je ne sais pas… Il m’a sauvé la vie… il a sauvé la vie de celle que j’aime… je lui dois une gratitude profonde, et pourtant…
喬治。——我不知道……他救過我的命……也救了我心愛的人……按理我該深深感激他,可是……
Grécourt. — Il t’inquiète ?
格雷庫爾。——你對他感到不安?
Georges. — Oui… non… c’est un sentiment… Comment dirais-je ?… un sentiment de sympathie à la fois et de malaise… le sentiment que c’est un être spécial, trop différent de nous tous. Il voit, il devine des choses que personne au monde ne verrait, ne devinerait. Il y a du fakir, chez cet homme-là.
喬治。——是……不……那是一種感覺……該怎麼說呢?……既覺得他親切,又覺得不安……總覺得他是個特殊的人,跟我們大家都太不一樣。有些事,世上沒有人能看出來、猜得到,他偏偏看得出來、猜得到。這人身上有股苦行僧的味道。
Brizailles. — Il lit dans le marc de café ?
布里扎伊。——他會看咖啡渣占卜嗎?