Georges. — Tenez… on m’a volé une bague, hier au soir, une bague à laquelle je tenais. J’ai fait venir le secrétaire de Guerchard. Il n’a rien trouvé, naturellement. Eh bien, je suis sûr qu’au bout de cinq minutes d’Andrésy me dirait où elle est.
喬治。——聽著……昨天晚上,有人偷了我一枚戒指,一枚我很珍視的戒指。我把蓋爾沙爾的祕書叫來。他當然什麼也沒查到。可是我敢肯定,亞森·羅蘋只要五分鐘,就會告訴我戒指在哪裡。
Faloise. — Allons donc !
法洛瓦茲。——少來了!
Brizailles. — Cent sous que je donnerais pour voir ça.
布里扎伊——出一百蘇我也願意,就為親眼瞧瞧。
Georges. — Et puis quoi ! C’est un être qui m’impressionne, parce que je le sens supérieur, oui, supérieur par les ressources dont il dispose, par les secrets dont il vous domine. Et, malgré tout cela, un être dont je subis le charme autoritaire ; un être de séduction… oui, tu disais le mot, Brizailles : Monte-Cristo… Monte-Cristo devait produire cet effet à Albert de Morcerf.
喬治——還有呢!這個人就是讓我不自在。我感覺得出,他高人一等;是的,憑他手上的資源,憑他掌握的那些足以拿捏你們的祕密,他就是高人一等。偏偏我又屈服在他那股威權式的魅力之下;這人實在有吸引力……對了,你剛說過那個詞,布里扎伊:基度山……當年基度山給阿爾貝·德·莫爾瑟夫的,必定也是這種感覺。
Brizailles. — Fichtre ! À ta place je ne serais pas plus tranquille que ça.
布里扎伊——好傢伙!我要是你,可就沒這麼安穩了。
Faloise. — Moi, mon avis, c’est que tu as eu le cauchemar. Et vous, Grécourt ?
法洛瓦茲——要我看哪,你就是做了場惡夢。那麼你呢,格雷庫爾?
Grécourt. — Eh bien, moi, Messieurs, j’ai un tout autre avis. J’admets Lupin, mais je ne vais pas jusqu’à croire en Monte-Cristo. Avoue que tu as eu là une réminiscence, mon cher Georges. Tu n’as pas lu Monte-Cristo, ces jours-ci ?
格雷庫爾——這個嘛,諸位,我的看法可就完全不同了。羅蘋我承認,但基度山嘛,我還不至於信。老實說,親愛的喬治,你這是回想起了什麼吧。這幾天,你是不是讀過《基度山恩仇記》?
Georges. — Tu plaisantes. Pourquoi ?
喬治——你開什麼玩笑,為什麼這麼問?
Grécourt. — Parce que la situation est la même. Tu n’as pas Monte-Cristo ici ?
格雷庫爾——因為情況一模一樣。你家不就有一本《基度山》嗎?
Georges. — Si (indiquant un rayon à la bibliothèque). J’adore Dumas.
喬治——有啊(指著書架上的一格)。大仲馬的書我可喜歡了。
Grécourt. — Eh bien ! attends mon vieux (tout en cherchant le livre). Tome III. Albert de Morcerf, fait prisonnier à Rome par des bandits italiens, est mystérieusement sauvé par Monte-Cristo, comme toi par d’Andrésy ; comme toi aussi, Morcerf donne rendez-vous à Monte-Cristo, chez lui, pour déjeuner à dix heures et demie.
格雷庫爾——那好!老兄,你等著瞧(一邊翻找那本書)。第三卷:阿爾貝·德·莫爾瑟夫在羅馬落入義大利強盜手裡,基度山神祕地救了他出來,就像丹德雷西救了你一樣;莫爾瑟夫也跟你一樣,約基度山到他家吃午餐,十點半。
Brizailles. — Un peu tôt.
布里扎伊——時間是有點早。
Grécourt. — Comme Morcerf, tu convies à ce déjeuner un dandy, quelques boulevardiers.
格雷庫爾——跟莫爾瑟夫一樣,你請了一位紈褲子弟,還有幾位社交名流,來吃這頓午餐。
Brizailles, désignant Grécourt. — Un homme de lettres à la mode.
布里扎伊,指著格雷庫爾——還有位走紅的文人雅士。
Grécourt. — Et comme Morcerf… mais tenez, je lis :
格雷庫爾。——還有像莫爾瑟夫那樣……不過你們聽,我唸一下:
« — Raillez, raillez, tant que vous voulez, Messieurs, dit Morcerf, un peu piqué. Quand je vous regarde, vous autres, Parisiens, habitués du Boulevard, promeneurs du Bois de Boulogne, et que je me rappelle cet homme, eh bien, il me semble que nous ne sommes pas de la même espèce.
「——笑吧,愛怎麼笑就怎麼笑,諸位,莫爾瑟夫有點惱火地說。每次看到你們這些人——巴黎人、林蔭大道的常客、布洛涅森林的散步客——再想起那個人,唉,我就覺得我們根本不是同一類人。
« — Je m’en flatte, dit Beauchamp ou Brizailles.
「——那我可要引以為榮了,博尚或布里扎伊說。
« — Toujours est-il, ajouta Château-Renaud ou Faloise, que votre comte de Monte-Cristo est un galant homme dans ses moments perdus, sauf toutefois ses petits arrangements avec les bandits italiens.
「——反正啊,夏托─雷諾或法洛瓦茲接著說,您那位基督山伯爵閒著的時候倒真是個體面紳士,只不過嘛,他跟義大利強盜之間那些小約定就另當別論了。
« — Eh ! il n’y a pas de bandits italiens, dit Debray ou Grécourt.
「——哎!哪有什麼義大利強盜啊,德布雷或格雷庫爾說。
« — Pas de Monte-Cristo, ajouta Beauchamp.
「——哪有什麼基督山,博尚接著說。
« — Tenez, cher ami, voilà dix heures et demie qui sonnent. Avouez que vous avez eu le cauchemar et allons déjeuner, dit Beauchamp.
「——哎,親愛的朋友,都已經敲十點半啦。你就承認吧,剛才不過是做了場噩夢,走,我們去吃午飯,博尚說。
« Mais la vibration de la pendule ne s’était pas encore éteinte, lorsque la porte s’ouvrit et que Germain annonça : Son Excellence… »
「掛鐘的餘音還沒散盡,門就開了,熱爾曼進來通報:伯爵大人駕到……」
Bertaut — Monsieur le comte d’Andrésy !
貝爾托——丹德雷西伯爵先生駕到!
Scène IV
第四場
Les mêmes, D’Andrésy (Mouvement. Tout le monde se lève.)
同前場人物,丹德雷西(一陣騷動,眾人起立。)