D’Andrésy. — Mon cher Georges, je crois être exact. Je vous ai donné rendez-vous il y a six mois, pour le 1er mars, à une heure un quart… et, regardez, il est une heure un quart… Avouez que vous me prenez pour Monte-Cristo !
丹德雷西。——親愛的喬治,我自認準時得很。六個月前我就跟您約好,三月一號一點一刻碰面……您瞧,現在正是一點一刻……承認吧,您簡直把我當成基督山伯爵了!
Vous êtes un misérable, mon garçon, maispour cette fois, vous avez le champ libre…
你這小子真可惡,不過這一回,隨你怎麼鬧都行……
Georges. — Quand je vous le disais, que c’est un devin. Nous en parlions.
喬治。——我不是早說過嗎,這人是個神算。我們正好還在聊他呢。
D’Andrésy. — J’en étais sûr… car, enfin, je débarque, et le temps de remettre mon pardessus au fidèle Bertaut…
丹德雷西。——我就知道……想想看,我一下船,才剛把大衣交給忠心的貝爾托……
Georges. — Comment ?
喬治。——怎麼?
D’Andrésy. — Quoi ?
丹德雷西。——怎麼了?
Georges. — Vous dites le fidèle Bertaut… vous l’avez donc connu ?
喬治。——您提到「忠心的貝爾托」……所以您認識他?
D’Andrésy. — Naturellement… chez votre pauvre mère… il y a dix ans… mais vous oubliez vos devoirs de maître de maison, mon cher Georges. Je vais être obligé de me présenter moi-même. (Après une seconde d’hésitation.) Monsieur Grécourt, n’est-ce pas ?
丹德雷西。——當然……在您可憐的母親府上……那是十年前的事了……不過,親愛的喬治,您可忘了盡主人之誼。我只好自己報上名號了。(遲疑片刻。)是格雷庫爾先生,沒錯吧?
Grécourt. — Oui, Monsieur…
格雷庫爾。——是的,先生……
D’Andrésy. — Votre livre Le vol à travers les âges est une œuvre… Il y a des pages remarquables… tenez, les pages 17, 18, et 19 sont, à mon sens, définitives.
丹德雷西。——您那本《跨越世紀的盜竊》寫得真好……好幾頁精彩極了……您聽我說,依我看,第十七、十八、十九頁,堪稱定論。
Grécourt. — Ah ! monsieur… que je suis heureux de vous entendre dire cela… ce sont les pages que j’ai la faiblesse de préférer…, et vous êtes le premier lecteur à me les signaler…
格雷庫爾。——啊!先生……您這麼說,我實在太高興了……那幾頁正是我私心最偏愛的……而您是頭一位指出這幾頁的讀者……
Georges — Monsieur Bergès…
喬治——貝爾熱斯先生……
D’Andrésy. — Oh ! mais je connais Monsieur… j’ai eu l’honneur de faire assaut contre lui… nous étions dans la même salle, chez Roulland.
丹德雷西。——哦!這位先生我認得……有幸跟他交手過……當時我們在同一個場子,就在魯朗家。
Grécourt. — Vous devez confondre, monsieur… Je n’y ai point fréquenté.
格雷庫爾。——您一定記錯了,先生……我沒上過那種地方。
D’Andrésy. — Au Cercle d’Anjou, alors ?
丹德雷西。——那麼,是在昂熱俱樂部囉?
Grécourt. — Ah ! oui… et il me semble, en effet…
格雷庫爾。——啊!對……這麼說來,好像是……
D’Andrésy. — N’est-ce pas ?
丹德雷西。——是吧?
Georges — Vous connaissez le baron Jean de Faloise ?
喬治——您認識讓·德·法洛瓦茲男爵嗎?
D’Andrésy. — Je crois bien. Un camarade de cercle ! Vous rappelez-vous le cyclamen aux temps héroïques de la bicyclette ?
丹德雷西。——當然認識。俱樂部裡的老友嘛!您還記得自行車風行的年代,那朵風信子嗎?
Faloise. — Tiens ! c’est vrai !… mais ma parole…
法洛瓦茲。——咦!是真的!……可是說實在的……
D’Andrésy. — Vous ne me remettez pas… et vous non plus, mon cher Brizailles !… Vous avez donc oublié le dernier cotillon que nous avons conduit ensemble chez la duchesse d’Étampes ?
丹德雷西。——您認不出我了……連您也是,我親愛的布里扎伊!……您忘了咱們倆最後一回在埃當普斯公爵夫人府上,一塊兒帶的那支華爾滋了嗎?
Brizailles. — Pas du tout… pas du tout… mais je n’avais gardé de vous l’image…
布里扎伊。——沒有啊……沒有啊……只是我心裡一直留著您的模樣,是從前的……
D’Andrésy. — Hélas !… vous me confirmez l’implacable accusation de mon miroir. J’ai donc tellement vieilli.
丹德雷西。——唉!……您這話,等於替我鏡子那無情的控訴作了證。我居然老成這樣了。
Brizailles. — Au contraire, c’est que…
布里扎伊。——不,恰恰相反……
D’Andrésy. — Quoi donc ?
丹德雷西。——什麼意思?