Les Milliards d’Arsène Lupin · milliards
第一輯1 / 15次輯 ▸
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書名頁


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Maurice Leblanc

莫里斯·勒布朗


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LES MILLIARDS D’ARSÈNE LUPIN

《亞森·羅蘋的億萬財富》


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Publié en 29 feuilletons dans le quotidien L’Auto du 10 janvier au 11 février 1939

1939年1月10日至2月11日,於日報《L'Auto》分二十九期連載刊出


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Publication posthume en 1941 chez Hachette

1941年作者過世後由阿謝特出版社(Hachette)出版


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Préambule

序言


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Préambule {1}

序言 {1}


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Voici la dernière aventure du gentleman-cambrioleur, du moins la dernière écrite par son vrai « père » Maurice Leblanc, lequel n’a pas pu retravailler son œuvre, contrairement à l’habitude, entre la parution en feuilletons et celle, posthume, en librairie. Ce qui explique que ce roman soit moins abouti que d’autres de l’auteur et qu’il recèle encore quelques invraisemblances. C’est pourquoi sa famille n’a pas voulu – à une exception près, le tome IV de l’intégrale Lupin dans la collection Bouquins Robert Laffont – qu’il soit publié en librairie après sa première publication aux lendemains de la mort de Leblanc, chez Hachette. Quoi qu’il en soit, les amateurs ne pourront que se réjouir de trouver ici un « vrai » Arsène Lupin qu’ils n’ont peut-être jamais lu…

這是怪盜紳士的最後一段冒險,至少是他的真正「父親」莫里斯·勒布朗親筆寫下的最後一部。依往例,勒布朗會在報刊連載與成書之間重修作品;這一回卻來不及動手,書便在他身後問世。難怪這部小說不如他其他作品圓熟,還留著幾處難以置信的地方。也因此,勒布朗去世不久、阿謝特首度推出此書之後,家人便不願再讓它於書市流通——唯一的例外,是羅伯·拉豐(Robert Laffont)「Bouquins」文庫《亞森·羅蘋全集》第四卷。無論如何,愛好者能在這裡讀到一位「貨真價實」的亞森·羅蘋,甚至可能從未讀過的版本,總該感到欣喜……


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Le texte de l’édition Hachette 1941, comme celui de l’édition Robert Laffont qui reprenait la précédente, était incomplet, la livraison n°23 du 3 février 1939 du journal L’Auto , ayant été « oubliée »… ce qui nuisait à la compréhension de l’histoire.

1941年阿謝特出版社的版本並不完整,沿用該版的羅伯·拉豐版本也是如此——因為1939年2月3日《L'Auto》報的第23期連載被「遺漏」了……讀者因此難以理解故事的來龍去脈。


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Mais, miracle ! Philippe Radé, lupinophile passionné (je fais là un pléonasme), m’a contacté récemment, proposant de me fournir cet épisode manquant. Et je l’en remercie vivement ! Voici donc la première édition intégrale de ce roman… Le début de ce fameux épisode est marqué par une note de bas de page.

不過,奇蹟出現了!菲利普·拉德(Philippe Radé)是個狂熱的羅蘋迷——說「狂熱」,其實是同義反覆——他最近主動聯繫我,說願意提供這個散佚的篇章。我在此向他致上由衷的謝意!於是,本書成了這部小說首度以完整面貌問世的版本……這個著名篇章的開頭,另有一條腳註標明。


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Coolmicro

Coolmicro


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Chapitre I - Paule Sinner

第一章 寶拉·辛納(Paule Sinner)


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Chapitre I – Paule Sinner

第一章 寶菈·辛納


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James Mac Allermy, fondateur et directeur de Allô-Police , le plus grand journal de criminologie des États-Unis, venait d’entrer, en fin d’après-midi, dans la salle de rédaction. Entouré par quelques-uns de ses collaborateurs, il leur disait son opinion – encore bien incertaine d’ailleurs – relative à l’abominable crime commis, la veille, sur trois jeunes enfants, et que l’opinion publique, révoltée par ses circonstances particulières, avait aussitôt baptisé le « massacre des trois jumeaux ».

傍晚時分,詹姆斯·麥克·艾勒米剛走進編輯部。他是《警訊》(Allô-Police)的創辦人兼社長,這是美國最具規模的犯罪學報刊。幾位同事圍攏過來,他便談起前一天發生的慘案——三名幼童遇害,手段令人髮指——並說出自己的看法,其實他心裡還相當沒有把握。這案子情節特別駭人,輿論群情激憤,立刻將它稱作「三胞胎慘案」。


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Après quelques minutes de considérations sur la criminalité vis-à-vis de l’enfance en général, et sur le forfait de la veille en particulier, James Mac Allermy se tourna vers Patricia Johnston, sa secrétaire, qui, mêlée aux rédacteurs, l’écoutait :

詹姆斯·麥克·艾勒米談了幾分鐘侵害兒童的犯罪問題,先說一般情形,又特別提到前一天的這樁暴行,接著轉向他的秘書派翠西亞·強斯頓。她方才也混在編輯群裡,聽他說話。他說道:


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– Patricia, c’est l’heure du courrier. Toutes les lettres sont-elles prêtes pour la signature ? Passons dans mon bureau, voulez-vous ?

「派翠西亞,該處理信件了。要簽名的信都備齊了嗎?到我辦公室來,好嗎?」


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– Tout est prêt, monsieur… Mais…

「都準備好了,先生……只是……」


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Patricia s’interrompit. Prêtant l’oreille à un bruit insolite, elle acheva :

派翠西亞話說到一半,忽然停住了。她聽見一陣不尋常的聲響,便側耳細聽,這才把話說完:


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–… il y a quelqu’un dans votre bureau, monsieur Mac Allermy !

「……您辦公室裡有人,麥克·艾勒米先生!」


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Le directeur eut un haussement d’épaules.

社長聳了聳肩。


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– Quelqu’un dans mon bureau ? C’est impossible ! La porte sur l’antichambre est fermée au verrou.

「我辦公室裡有人?不可能!通往等候室的門明明上了鎖。」


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– Mais votre entrée particulière, monsieur ?

「可是先生,您那個專用入口呢?」


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Allermy sourit en tirant une clef de sa poche.

艾勒米微微一笑,從口袋裡掏出一把鑰匙。


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– La clef ne me quitte pas, la voici. Vous rêvez, Patricia… Voyons, allons travailler… vous m’excusez, Fildes, je vous fais attendre !

「鑰匙我從不離身,喏,就在這兒。派翠西亞,妳想多了……好了好了,上工吧……不好意思啊,菲爾德斯,讓你久等了!」


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Il avait mis la main familièrement sur l’épaule d’un de ses assistants, non pas un de ses rédacteurs mais un de ses amis personnels, Fildes, qui venait presque chaque jour lui rendre visite au journal.

他親暱地把手搭在一位助手肩上。這人不是他手下的編輯,而是私人朋友菲爾德(Fildes),幾乎天天來報社看他。


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