Le ton larmoyant de la voix déplut à M. Filleul. Cela sentait la scène de mélodrame. Néanmoins, il promit :
菲勒爾先生聽了這把哭腔,心裡頗不以為然——聽起來簡直像通俗劇裡的橋段。但他還是答應了:
– Ce soir... demain au plus tard, je saurai à quoi m’en tenir.
「今晚……最遲明天,我就會弄清楚狀況了。」
L’après-midi s’avançait. Le juge retourna dans les ruines du vieux cloître, en ayant soin d’en interdire l’entrée à tous les curieux, et patiemment, avec méthode, divisant le terrain en parcelles successivement étudiées, il dirigea lui-même les investigations. Mais, à la fin du jour, il n’était guère plus avancé, et il déclara devant une armée de reporters qui avaient envahi le château :
下午的時間慢慢過去。預審法官回到古老修道院迴廊的廢墟,先謹慎地禁止閒雜人等進入,然後耐心而有條理地把場地劃成一區一區,逐區調查,親自指揮搜索。可是到了傍晚,進展依然有限,他只好向湧進城堡的一大群記者宣布:
– Messieurs, tout nous laisse supposer que le blessé est là, à portée de notre main, tout, sauf la réalité des faits. Donc, à notre humble avis, il a dû s’échapper, et c’est dehors que nous le trouverons.
「各位先生,所有的跡象都顯示傷者就在這裡,就在我們手邊,一切都這麼指向——就差事實不是這樣。所以呢,依我們淺見,他應該是逃出去了,我們會在外面找到他的。」
Par précaution cependant, il organisa, d’accord avec le brigadier, la surveillance du parc, et, après, un nouvel examen des deux salons et une visite complète du château, après s’être entouré de tous les renseignements nécessaires, il reprit la route de Dieppe en compagnie du substitut.
不過為求謹慎,他仍與警長商議,布置了庭園的監視;隨後又重新檢查兩間客廳,把整座城堡巡視了一遍。待一切必要的情報到手,他便與代理檢察官一同踏上返回迪耶普的路。
La nuit vint. Le boudoir devant rester clos, on avait transporté le cadavre de Jean Daval dans une autre pièce. Deux femmes du pays le veillaient, secondées par Suzanne et Raymonde. En bas, sous l’œil attentif du garde champêtre, que l’on avait attaché à sa personne, le jeune Isidore Beautrelet sommeillait sur le banc de l’ancien oratoire. Dehors, les gendarmes, le fermier et une douzaine de paysans s’étaient postés parmi les ruines et le long des murs.
夜幕低垂。小客廳必須封閉,讓·達瓦爾的遺體便移到另一個房間。兩名當地婦女守著遺體,蘇珊娜和雷蒙德從旁協助。樓下,鄉村警衛專門派來看住他,目光緊盯不放;年輕的伊西多爾·博特萊就在昔日祈禱室的長凳上打著盹。外面,憲兵、農場主和十幾個農民早已守在廢墟之間和牆邊。
Jusqu’à onze heures, tout fut tranquille, mais à onze heures dix, un coup de feu retentit de l’autre côté du château.
十一點前,一切平靜無事。但十一點十分,城堡另一頭忽然響起一聲槍響。
– Attention, hurla le brigadier. Que deux hommes restent ici !... Fossier et Lecanu... Les autres au pas de course.
「小心!」警長大吼。「留兩個人在這裡!……福西耶和勒卡努……其他的人,跑步前進!」
Tous, ils s’élancèrent et doublèrent le château par la gauche. Dans l’ombre, une silhouette s’esquiva. Puis, tout de suite, un second coup de feu les attira plus loin, presque aux limites de la ferme. Et soudain, comme ils arrivaient en troupe à la haie qui borde le verger, une flamme jaillit à droite de la maison réservée au fermier, et d’autres flammes aussitôt s’élevèrent en colonne épaisse. C’était une grange qui brûlait, bourrée de paille jusqu’à son faîte.
眾人一齊衝出,從左側繞過城堡。暗影中,一道人影一閃而過。接著,第二聲槍響立刻又把大家引向更遠處,幾乎到了農場邊界。突然,他們成群趕到果園邊的樹籬時,農舍右側竄出一道火光,其他火苗也隨即騰起,結成濃密的一柱火。原來是穀倉著火了,裡面塞滿稻草,一直堆到屋頂。
– Les coquins ! cria le brigadier Quevillon, c’est eux qui ont mis le feu. Sautons dessus, mes enfants. Ils ne peuvent pas être loin.
「這幾個混帳東西!」凱維永警長吼道,「就是他們放火的。上啊,孩子們,給我撲上去!他們絕對跑不遠。」
Mais la brise courbant les flammes vers le corps de logis, avant tout il fallut parer au danger. Ils s’y employèrent tous avec d’autant plus d’ardeur que M. de Gesvres, accouru sur le lieu du sinistre, les encouragea par la promesse d’une récompense. Quand on se fut rendu maître de l’incendie, il était deux heures du matin. Toute poursuite eût été vaine.
可是風一吹,火苗便朝主宅撲去,當務之急是先防住這個危險。熱斯夫爾先生趕到現場,答應賞賜以資鼓勵;眾人救火因此更加賣力。火勢控制下來時,已是凌晨兩點。這時再要追捕,也追不著了。
– Nous verrons cela au grand jour, dit le brigadier... pour sûr ils ont laissé des traces... on les retrouvera.
「這個嘛,等天亮再說吧,」警長說,「他們肯定會留下痕跡的……到時候一定找得到。」
– Et je ne serai pas fâché, ajouta M. de Gesvres, de savoir la raison de cette attaque. Mettre le feu à des bottes de paille me paraît bien inutile.
「說實在的,我也想知道這次襲擊到底是為了什麼,」熱斯夫爾先生接著說,「放火燒幾捆稻草,在我看來實在沒什麼意義。」
– Venez avec moi, Monsieur le comte... la raison, je vais peut-être vous la dire.
「跟我來吧,伯爵先生……至於是什麼理由,我或許就能說給您聽了。」
Ensemble ils arrivaient aux ruines du cloître. Le brigadier appela :
他們一同來到迴廊遺址。憲兵班長喊道:
– Lecanu ?... Fossier ?...
「勒卡努?……福西耶?……」
D’autres gendarmes cherchaient déjà leurs camarades laissés en faction. On finit par les découvrir à l’entrée de la petite porte. Ils étaient étendus à terre, ficelés, bâillonnés, un bandeau sur les yeux.
其他憲兵已經在找留下站哨的同伴。最後,大家在便門入口處發現了他們。兩人倒在地上,手腳被捆得結結實實,嘴裡塞著布團,眼睛上還蒙著布條。
– Monsieur le comte, murmura le brigadier tandis qu’on les délivrait, nous avons été joués comme des enfants.
「伯爵先生,」憲兵班長一邊讓大家替他們鬆綁,一邊低聲說,「咱們被耍得跟三歲小孩沒兩樣。」
– En quoi ?
「怎麼個被耍法?」
– Les coups de feu... l’attaque... l’incendie... tout cela des blagues pour nous attirer là-bas... Une diversion... Pendant ce temps, on ligotait nos deux hommes et l’affaire était faite.
「槍聲啦……襲擊啦……火警啦……全是把我們引過去的幌子啦……聲東擊西嘛……就趁那個時候,把我們兩個看的人綁走,事就這麼成了。」
– Quelle affaire ?
「什麼事情?」
– L’enlèvement du blessé, parbleu !
「當然是綁走那個傷患啊!」
– Allons donc, vous croyez ?
「怎麼,您真這麼認為?」
– Si je crois ! C’est la vérité certaine. Voilà bien dix minutes que l’idée m’en est venue. Mais je ne suis qu’un imbécile de ne pas y avoir pensé plus tôt. On les aurait tous pincés.
「當然認為!這可是千真萬確的事實。這念頭在我腦子裡轉了足足十分鐘了。只恨我這笨蛋,怎麼沒早點想到。要不然,早就把他們全都逮住了。」
Quevillon frappa du pied dans un subit accès de rage.
克維永勃然大怒,狠狠跺了一下腳。