阿波書房 · III
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uns la perdent par d’invisibles fissures, que d'autres, embarrassés d’herbes, la voilent, que d’autres, pleins de vase, la corrompent et l’alourdissent. Il n’en est que quelques- uns où elle demeure pure, transparente, adorablement claire. — Et ceux-là, s’écria Claude, ivre d’étre compris et de mieux comprendre, ceux-là qui reflètent le ciel et absorbent la lumière font ainsi partie de l’infini, tandis que les autres restent à l’écart, souillés, obscurcis ou vides ...Oui, oui, ou vrons-n ous au dehors, faisons en nous une grande place nette et propre, soyons comme des vases avides, et nous aurons une belle àme claire et profonde. Ils ne dirent plus rien. Ils se voyaient en cet enclos de ruines, tous deux seuls. Et ‘incompréhensible miracle leur apparaissait de leur rencontre à travers l’éternité et l’immensité, de leur entente, de leur sympathie. Ils étaient deux de ces petites parcelles conscientes, toutes perdues parmi les temps et les espaces, deux choses humbles, faibles,

有的從看不見的裂縫裡把水漏掉了;有的被雜草纏住,把水弄濁;有的滿是淤泥,水一進去便腐壞、變沉重。只有少數幾個,水在其中保持純淨、透明,清澈得可愛。——而那幾個,克洛德喊道,陶醉於被理解、也陶醉於更深的理解;那幾個映照天空、吸收光明的石窩,便因此成為無限的一部分。其餘的呢,不是汙損、晦暗,就是空無一物,被摒棄在外……是的,是的,讓我們向外界敞開吧,在自己心中闢出一塊廣大而潔淨的地方,像貪渴的容器那樣承接,我們就會擁有一個清澈而深邃的美好靈魂。他們再沒說什麼。在這片廢墟的圍地裡,他們看見彼此,兩人孤獨相伴。那難以理解的奇蹟顯現在他們眼前:他們穿越永恆與無垠相遇、相知、相契。他們是兩粒有意識的微小碎屑,迷失在時間與空間之中,兩樣卑微、脆弱、


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- passagères, nées si fortuitément, rapprochées par un tel prodige. Comme le bleu du ciel pâlissait, ils s’aperçurent que leurs mains étaient unies.

短暫的東西,誕生得如此偶然,卻被這樣的奇蹟牽到一處。天空的藍色漸漸淡去時,他們發現兩人的手早已相握。


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Ils avaient repris le chemin du Nord, vers le centre de la Bretagne. Une belle fin d’été les favorisait. Les grandes routes blanches montaient et descendaient parmi les fougères rouillées des collines et l'ombre consolante des vallons. Il leur restait de la journée de Succinio l’impression à la fois physique et morale que leurs mains ne s’étaient pas disjointes. Elles seraient toujours l’une dans l’autre parce qu’elles-mêmes l’avaient voulu en une minute d’harmonie profonde, et ils songeaient à eux comme à deux enfants qui marchent en mêlant leurs doigts. La sérénité de leur accord ne s’atténuait pas quoique, depuis, nulle autre émotion

他們重新上路,往北朝布列塔尼的中心走去。夏末天氣正好,一路眷顧著他們。白色的大道起伏延伸,穿過山丘上鏽紅的蕨叢,也穿過山谷裡撫慰人心的濃蔭。蘇西尼奧那一日留給他們的,是一種身心兼具的感受:他們的手不曾分開。這兩隻手將永遠交扣在一起,因為他們親自在那和諧至深的一刻如此意願。他們想著自己,就像兩個十指相纏走路的孩子。兩人心意相契的安寧並未稍減,儘管此後再沒有別的情感


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nel’eût prolongée. Tout au plus s’étaient-ils intéressés aux dolmens de Locmariaquer, aux remparts de Vannes, aux tours d'Elven. Et cependant il leur semblait que le bienfait de la douce minute se renouvelait indéfiniment. — Aucune femme, disait Claude, ne m’apporta ce que vous m’apportez, Ar- melle, le bien-être de vivre et le charme tranquille d’une présence. A peine ainsi, de temps à autre, une phrase énonçait-elle leur béatitude. Ils savaient que de regarder silencieusement les forêts et les horizons suffisait à entretenir 4 leur alliance, car la nature les entourait, et chaque heure les fondait un peu plus en elle. Au déclin du jour ils arrivèrent à remplacement où jadis eut lieu le combat des Trente. Une pyramide de granit marque le centre d’une pelouse circulaire ceinte d’un double rang de sapins farouches. Sur leurs bras raidis, les arbres de mort tendent autour de la salle des voiles de ver-

延續它。他們至多只對洛克馬里凱爾(Locmariaquer)的巨石墓、凡恩(Vannes)的城牆、埃爾旺(Elven)的塔樓有過一點興趣。然而在他們看來,那溫柔一刻的恩惠卻彷彿在不斷地更新。——「沒有任何女人,」克洛德說道,「給過我您所給予我的東西,阿梅勒——生活的安適,還有一個身影帶來的寧靜魅力。」他們的幸福,也只是偶爾才有一句話說出口。他們知道,只要靜靜望著森林與地平線,便足以維繫他們的盟約;大自然環繞著他們,每一小時都把他們更深深地融入其中。日暮時分,他們來到了昔日「三十人之戰」的戰場。一座花崗岩金字塔立於圓形草坪的中心,草坪四周環繞著兩排森然冷峻的冷杉。死亡之樹在僵直的枝臂上,環繞著這片廳堂張掛著憂鬱的


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dure -mélancolique. C’est encore un temple clos où se célèbre la religion d’un héroïque passé. Là Jean de Beaumanoir, capitaine français à Josselin, et Bichard Bembro, gouverneur anglais de Ploërmel, ont amené chacun trente gentilshommes, des meilleurs. Et là, ils se sont rués les uns contre les autres, bardés de fer, hérissés de lances. Avec une grande force les assaillit la vision certaine du combat. — Est-ce spécial à nous, à quelques êtres, songea Claude à voix basse, cela qu’on pourrait appeler la sensation de ce qui fut? On dirait que tout geste se sculpte dans l'air, d’autant plus exactement et durablement qu’il fut plus énergique et plus excessif. Nous sommes comme environnés de bas- reliefs où luttent les chevaliers, où se tordent les blessés et où les morts reposent. Vers le couchant des arbres se massaient en un taillis lugubre et le rouge soleil, déchiré par la lame des rameaux, éventré par la pointe des tiges, saignait tragiquement. - 7

綠帷。這又是一座封閉的殿堂,裡頭舉行著對英雄往昔的祭禮。當年,若斯蘭(Josselin)的法軍統領讓·德·博馬努瓦(Jean de Beaumanoir),和普洛埃爾梅爾(Ploërmel)的英軍總督里夏爾·班布羅(Richard Bembro),各自帶了三十名最出色的紳士來到此地。也就在這裡,他們身披鐵甲、長矛如林,朝彼此撲殺過去。那場戰鬥歷歷如在眼前的景象,以一股強大的力量襲上他們心頭。——這種對過往的感觸,克洛德低聲尋思,是我們少數人才有的嗎?彷彿每個姿態都在空氣裡雕鑄下來;它當初越是有力、越是激越,便雕得越精確、越長久。我們就像置身在一重重浮雕之間:裡頭有騎士鏖戰,有傷者輾轉,有亡者安息。


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HO Armelle prit le bras de son compagnon et murmura : — Oh! Claude, si j’étais seule, je sais, je sais que j’éprouverais bien peu de chose. Il répondit : — Moi de même, et n’est-ce pas une grande douceur de savoir que notre rêve s’accomplit? De ce que nous sommes ensemble, notre sensibilité s’affine au point qu’une évocation nous impressionne autant que la réalité. , — Oui, fit-elle si bas qu’il l’entendit à peine, seulement quand nous ne serons plus ensemble ?... Ils s’assirent au pied de la pyramide. Et longtemps après, Armelle reprit : — J’ai eu peur, Claude... mon émotion m’en rappelait d’autres analogues, éprouvées les rares fois où j’ai cru aimer... C’était la même félicité, le même effarement, et surtout, à la fin, la même angoisse de penser que cela ne se repré- senterait plus quand l’autre ne serait plus

阿梅勒挽住同伴的手臂,低聲說:——哦!克洛德,要是我一個人來,我知道,我知道自己是不會有什麼感觸的。他回答:——我也一樣。可是,知道我們的夢想正在實現,這豈不是一大甜蜜嗎?正因為我們在一起,感受力變得如此細膩,一段往昔的重現,便能像現實一樣打動我們。——是的,她答道,聲音低得他幾乎聽不見。只是,等我們不再在一起的時候呢?……兩人在金字塔腳下坐了下來。過了許久,阿梅勒才又開口:——我曾經害怕,克洛德……我這份情感,讓我想起另外幾次類似的心情,那是我少數幾次以為自己戀愛了的時候感受到的……同樣的幸福,同樣的惶恐,而尤其是到了最後,同樣的焦慮——想到一旦對方不在了,這一切便再也不會重現。


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Ils dînèrent dans une auberge et le soir, se remirent en route vers Josselin. Il y avait clair d’étoiles, et sur la campagne indistincte couraient les bruits nocturnes. Ils les écoutaient et ils considéraient la

他們在一家小旅館用了晚餐,傍晚又上路,朝若斯蘭(Josselin)走去。夜空繁星明亮,模糊的鄉野間流動著夜裡的聲響。兩人一邊傾聽,一邊凝望著


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là... Alors, j’ai soupçonné que peut-être, à notre insu, nous nous aimions, Glaude... # Il dit simplement : — Nous nous aimons, mais pas comme vous l’entendez. — Oui, nous nous aimons en dehors de l’amour. Seulement, bien que nos émotions soient plus pures et plus saines, il arrive qu’elles se manifestent comme si nous nous aimions d’amour. Il réfléchit et prononça : — Elles se manifesteront sans doute de manière plus semblable encore. Qu’importe ! ne nous soucions jamais de la forme de nos sentiments. Les siècles ont consacré des mots et des gestes à l’usage de ceux qui s’aiment. Employons-les, même sans amour. Il n’en est pas de meilleurs.

那裡……於是,我懷疑也許我們不知不覺間相愛著,克洛德……#他只說:「我們相愛,但不是你理解的那種。」——「是啊,我們的相愛,在愛情之外。只是,儘管我們的情感更純潔、更健全,有時卻表現得彷彿我們是因愛情而相愛。」他想了想,開口:「它們想必還會表現得更像愛情。那又有什麼關係!我們永遠不必計較情感的形式。世世代代早已為相愛的人定下了一些話語、一些舉止。就算沒有愛情,我們也儘管用。再沒有比這更好的了。」


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vie du ciel, l’agitation des mondes qui s’allument, qui s’éteignent, qui brillent et qui se mêlent. Leurs regards se cherchaient en l’une de ces petites lueurs. Ils épiaient les étoiles filantes pour leur jeter un vœu au hasard. Quand leurs bêtes marchaient au pas et que les quatre sabots qui heurtaient le sol ne faisaient qu’un bruit sec, ils s'en réjouissaient naïvement comme d’une harmonie plus complète. Ils menèrent les chevaux à l’hôtel, et la ligne des bastions, des murs crénelés et des douves qui protègent la cour d’honneur et les flancs du château, les conduisit au bord de la rivière où se dresse l’antique forteresse des Clisson et des Rohan. Ils avançaient lentement, avec cette timidité que donne l’approche des grands spectacles. Celui-ci les troublait déjà quand ils atteignirent, les yeux baissés, le parapet d’un vieux pont qui enjambe l'eau. Cependant, ayant levé la tête, ils eurent un gémissement de détresse. Sur son piédestal de roches taillées, l’ef

天空的生命,星球的騷動——它們點亮、熄滅、閃耀、交融。他們的目光便在某一點微光中彼此尋找。他們窺伺著流星,好隨意向它許一個願。牲口慢步走著,四隻蹄子敲擊地面,只發出一聲脆響,他們便天真地歡喜起來,彷彿那是一種更完整的和聲。他們把馬牽到旅館,再沿著一排護城牆墩、雉堞牆與壕溝前行——這些守護著前庭與城堡兩側的工事,引領他們來到河邊;古時克利松與羅昂兩家的堡壘,便矗立在那裡。他們緩緩前行,帶著逼近壯觀景象時難免的那份怯意。還沒走到,這景象便已撼動他們;當他們垂著眼,走到橫跨水面的一座古橋欄杆時——


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froyable citadelle escalade le ciel, aussi haute, aussi abrupte que la falaise des océans. Trois énormes donjons la soutiennent dont la base est le roc lui-même arrondi par quelque travail surhumain, et dont le faîte jaillit, ainsi qu’un pic hors des montagnes. A travers la baie des fene- Ires brillaient des flammes immobiles ou fuyantes. Et de la masse grandiose, parmi le cône des toits et l’angle des cheminées et la pointe des lucarnes, émergea la lune, comme un disque de feu qu’eût fondu cette forge de colosses. t le fut presque de la douleur. Ils restaient étourdis et béants sous l’afflux des sensations qui s’engouffraient en eux avec une brutalité de torrent. Ils furent vaincus, brisés, éparpillés, ainsi que des choses inconsistantes. Leurs mains se joignirent. Le ciel obscur s’ouvrait devant la lune. Autour des étoiles et au ras de la terre, sa clarté blanche s’épanouissait. Elle flotta dans l'eau, sur l’image renversée de la citadelle. L’immensité lui appartenait. Elle y versait

那可怖的城堡攀向天空,與海洋的懸崖一般高峻、一般陡峭。三座巨大的主塔撐住它:塔基是岩石本身,經過某種超人的工程磨得渾圓;塔頂則如山峰自群山中迸出。透過海灣狀的窗戶,閃著靜止的或游移的火焰。而自那宏偉的整體之中,在屋頂的錐體、煙囪的稜角與老虎窗的尖端之間,月亮浮現了出來,宛如一輪火盤,彷彿是這巨人的熔爐所鑄造出來。那滋味簡直痛得叫他們喊出聲來。他們怔怔呆立,張口咋舌,任憑一股股感受如洪流般兇猛地灌進體內。他們被征服了、粉碎了、吹散了,像一些虛浮不定的東西。兩人的手握在一起。昏暗的天空在月亮之前開啟。它那白色的光輝,在星辰周圍、貼著地面舒展開來。它漂浮在水面上,映照著倒立的城堡。無垠屬於它。它將


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<14 AKMELLE ET CLAUDE de la lumière, du silence, du mystère, de la poésie. — Comme nous sommes seuls ! dit l’un d’eux. Jamais nulle solitude ne leur avait paru plus complète. L’autre désigna le château. — C’est cela qui fait l'isolement si profond... Toute la vie, tout le mouvement se concentraient en cette prison formidable qui domine la contrée. Pendant mille ans, elle absorba les terreurs et les espoirs. Le paysan s’en souciait plus que de sa chaumière. Elle est ceinte de vide. A leurs yeux aussi la forteresse prit une importance considérable, une valeur de symbole. Elle représenta la société, les lois, l’ordre, l’habitude, la coalition de toutes les puissances, l’asservissement de toutes les misères. En face d’elle, eux, ils étaient seuls, à part. Ils en conçurent plus intimement la notion de leur liberté réelle. Ils vivaient en dehors du monde et de ses règles, et le

光明、寂靜、神秘與詩意,盡在其中。「我們多麼孤獨啊!」其中一人說。他們從未覺得孤寂可以如此完全。另一人指著城堡說:「就是它,讓這裡的隔絕這麼深沉……」全部的生命、全部的活動,都凝聚在這座俯臨鄉野的可怕監獄裡。千年來,它吸納了多少恐懼與希望。農民牽掛它,更甚於自己的茅屋。它被虛空環繞。在他們眼中,這座堡壘也具備了極大的分量,一種象徵的價值。它代表社會、法律、秩序、習俗,代表一切權勢的聯盟、一切苦難的臣服。在它面前,他們孤孤單單,與世隔絕。也因此,他們對自己真正自由的觀念,體會得更深了。他們活在世界及其規則之外,而


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bénéfice de l’isolement les délivrait chaque jour de ce que leur passé pouvait avoir de factice et d’inutile. Se souvenant de leurs premières entrevues, ils ne se reconnurent pas pour ce couple d’ennemis qui cherchaient à accorder leurs déceptions, leur égoïsme, leur volonté de bonheur personnel. Ils étaient morts ceux-là. D’autres naissaient à la vérité de l’homme et de la femme. Leurs mains se pressèrent. Ils se sentirent très purs. Ils avaient une âme d'enfant. Ils avaient une âme claire et légère, non pas meme lavée de ses taches et pansée de ses plaies, mais une âme neuve, jamais souillée et jamais blessée. — C’est ainsi qu’elle apparaît quand on peut la voir, dit Claude, car on ne le peut qu'en ces moments de bonté et d’allégresse. Vraiment il y a quelque chose en moi de limpide, d’impalpable et de transparent, quelque chose qui a la couleur des nuits d’été sous la lune. — Autrefois, murmura la jeune femme, j éprouvais cela en communiant.

這份隔離,日復一日滌除著他們過去種種虛假與無益的東西。回想起初次見面的情形,他們簡直認不出自己就是當年那對仇敵——彼此的失意、自私和對個人幸福的執念,他們曾試圖把它們調和起來。那些人已經死了。如今誕生的,是真實的男人和真實的女人。他們的手緊緊相握。他們覺得自己無比純潔。他們懷著一顆孩童的靈魂——一顆清澈、輕盈的靈魂;那不是洗淨了污點、包紮好傷口的靈魂,而是一顆嶄新的靈魂,從未被玷污,也從未受過傷。「只要人能看見它,它便是這樣顯現的,」克洛德說,「而唯有在這些仁慈與歡愉的時刻,人才看得見它。真的,我內心有一種澄澈、透明、無可觸摸的東西,一種有著月光下夏夜顏色的東西。」


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Oui, c’était bien cela. Communion petite fille, prière des grands, extase

「從前我領聖體的時候,」年輕女人輕聲說,「也有過這種感覺。」


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tous, quel que soit le nom du Dieu avec qui l’on communie, c’est l’éternel retour de notre âme vers l’âme extérieure. Et le mélange en est si délicieux et s’accomplit dans un air si suave que toutes les plaies se ferment et que s’évanouissent toutes les poussières. De la lune tombaient des bénédictions. Armelle balbutia : — Oh ! Claude, tout ce qui est autour de moi m’envahit... Pourquoi, au lieu d’être plus forte, suis-je si faible? — Ce n’est pas de la faiblesse, Armelle, fit-il, c’est de l’humilité devant la nature, * devant la beauté de l’univers, devant la gloire du passé, devant l’infini. Et cette faiblesse-là nous fortifie, Armelle. Un nuage couvrit la lune. L’espace s’emplit d’ombre et d’angoisse. Leur poitrine se serra dans une attente anxieuse de vie et de joie. Puis, de nouveau, la lumière resplendit,

是的,正是那個。小女孩領聖體、大人祈禱、狂喜——無論我們與之契合的神叫什麼名字,那都是我們的靈魂一次又一次回到外在的靈魂。那交融何等美妙,又是在多麼溫柔的氣息中完成,所有的傷口因此癒合,所有的塵埃因此消散。祝福自月亮灑落。阿梅勒囁嚅道:「哦!克洛德,圍繞著我的一切正侵入我……為什麼我不但沒有更堅強,反而如此軟弱?」「這不是軟弱,阿梅勒,」他說,「這是謙卑——在自然面前、在宇宙之美面前、在往昔的榮光面前、在無限面前的謙卑。而這種軟弱,反而使我們更堅強,阿梅勒。」一朵雲遮住了月亮。四周瀰漫著陰影與焦慮。他們的胸膛因熱切期盼生命與歡樂而繃緊。接著,光輝再度燦爛,


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et, à la paix radieuse de la nuit, s’ajouta la volupté d’une résurrection. Sur l’épaule de Claude, Armelle appuya sa tête. Il sentit qu’elle pleurait.

夜晚已燦爛安寧,此刻又添了復活的喜悅。阿梅勒把頭靠在克洛德肩上。他感到她在哭泣。


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Chaque pas vers le centre de la Bretagne leur semblait un pas de plus vers la nature. Les intervalles croissaient entre les villages. Les rencontres étaient rares. Ils s'imaginaient approcher d’un point fixe où cette nature les attendait, sous une forme aimable et dans un cadre spécial de beauté et de solitude. Ils admirèrent sa diversité miraculeuse. Sans cesse elle se modifie. D’inexplicables causes changent sa mobile expression et ses rapports avec nous sont illimités. Mais elle s’abandonne surtout aux heures de crépuscule. Le fond des vallées est alors comme un lit voluptueux et mélancolique où elle accueille ceux qui l’aiment, leur chu-

往布列塔尼中心走,每一步都彷彿離自然更近一步。村落之間的距離漸漸拉長,路上也很少遇到人。他們想像自己正走向一個定點——自然就在那裡等著他們,以親切的容顏,置身於美景與孤寂交織的框景中。他們讚嘆它那奇蹟般的多樣。它時時刻刻都在變化。有些難以解釋的原因,改變著它多變的面貌;它與我們的關係,更是無窮無盡。而它最願意敞開自己,是在黃昏時分。這時候,山谷深處就像一張柔美而憂鬱的床,它在那裡接待愛它的人,對他們低


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chote des secrets et sollicite leurs caresses. Ainsi les charma-t-elle un soir de silence que berçait le bruissement d’une source invisible. Le jour suivant, s'étant levés de grand matin pour voyager plus agréablement, ils la trouvèrent insouciante et joyeuse. Sa fraîcheur les ravit. De la rosée mouillait les herbes. Des lacs de brume inondaient les prairies. On avançait entre deux bandes de gazon ruisselant et, sur les arbres humides, les oiseaux chantaient. Armelle et Claude respiraient largement. Les paroles affluaient à leurs lèvres. — Comme on est plus indépendant, dit Armelle, quand personne ne sait où vous êtes, n’est-ce pas ? — Oui, nous sommes perdus ici, seuls avec la nature, et celle-là c’est la grande donneuse de liberté. Elle exauce tous les désirs, elle accepte tous les caprices. Loin de nous diminuer jamais, elle nous augmente au contraire de tout ce que nous voulons lui prendre. ■ . » L " h -

語秘密,並乞求他們的愛撫。一個寂靜的傍晚,一泓看不見的泉源潺潺作響,搖盪著這份寂靜,自然便如此迷住了他們。第二天,為了趕路舒服些,他們一早起身,只見自然無憂無慮、滿心歡喜。它的清新令他們陶醉。露水沾濕了草葉。霧氣如湖,漫淹了草原。他們走在兩條淌著水的草帶之間,濕潤的樹上,鳥兒歌唱著。阿梅勒與克洛德深深呼吸。話語湧上他們的唇邊。「沒有人知道你在哪裡,人就自由多了,不是嗎?」阿梅勒說。「是啊,我們在這裡迷了路,與自然獨處,而它正是賜予自由的大施予者。它成全一切願望,接納一切心血來潮。它從不使我們減損,反而增添我們想向它索取的一切。」


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II ajouta lentement, comme on énonce une pensée obscure : — Elle nous indique le mode idéal d’amour où pourraient tendre l’homme et la femme, car y a-t-il amour plus constant, plus libre et plus ému que celui qu’elle nous inspire, la chère amante ? Leur chemin les conduisit au manoir de Comper. Simple et trapu, l’air bon enfant sous son vaste chapeau d’ardoises, d’un côté il surveille son passé, ses tours détruites, ses murailles rouges qu’on dirait teintes de sang et, de l’autre, il se mire dans un étang fidèle que borde la lisière d’une foret. — Oh ! vivre là, s’écria l’un d’eux. Ils en firent le rêve. Ainsi de place en place on sème un vœu d’existence. — Nous serions, dit Armelle, comme la lignée de petits seigneurs qui s’enfermaient en ce repaire, à l’abri des attaques. Nous nous mettrions en état de défense contre le monde, nous. On relèverait le pont-levis, on boucherait les brèches et nul n’atteindrait notre bonheur.

他緩緩補充,像在說出一個晦澀的念頭:「它向我們指出理想之愛的模式,男人與女人都可以朝那裡趨近。因為還有什麼愛,比它賜給我們的愛更恆久、更自由、更動人呢,親愛的戀人?」 他們的路,引他們來到孔佩爾莊園。莊園樸實而低矮,在寬闊的石板帽簷下,帶著一臉和善的神情。它一面守護著自己的過去——毀壞的塔樓、彷彿染血而得來的紅牆;另一面則映照在一方忠實的池塘裡,池塘邊緣是一片森林。 「哦!住在那裡!」其中一人喊道。 他們為此做起夢來。人們就是這樣,一路走,一路播撒對生存的願望。 「我們會像那世世代代躲進這巢穴、抵禦攻擾的小領主,」阿梅勒說,「我們要把自己武裝起來,抵禦世界。人們會重新拉起吊橋,堵住缺口,誰也觸不到我們的幸福。」


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— Notre bonheur !... répéta Claude. Ils craignirent soudain de le perdre. Quoiqu’il ne fût pas encore selon leur espérance, ils le trouvaient si doux qu’aucun autre ne les tentait. L’harmonie conquise était suffisante, et c’eût été bon d’en jouir ici de façon tranquille et immuable. — Claude, reprit Armelle peureusement, où allons-nous ? Si loin que nous allions, il est toujours un point où il faudra nous arrê- ter. Pourquoi pas maintenant? L’avenir les inquiétait. Il semble parfois qu'on le peut supprimer en s’immobilisant en quelque retraite de béatitude et qu’il n’est plus qu’un présent qui se prolonge indéfiniment. Mais ils savaient que leur marche n’était pas terminée, et Claude fit avec tristesse. — il y a des routes où il faut marcher toujours quand on s’y est engagé... le repos ou le recul sont impossibles, bien qu’au bout ce soit peut-être l’amertume et la douleur. Ils partirent gravement. L’angoisse des forêts doublait par avance leur mélancolie.

「我們的幸福!……」克洛德低聲重複著。他們忽然害怕會失去它。雖說這幸福還不如他們期盼的那樣,卻已溫柔得讓別的任何幸福都誘惑不了他們。已經贏得的這份和諧就夠了,要是能就這樣在這裡安安靜靜、永遠不變地享受著,該有多好。 「克洛德,」阿梅勒怯怯地開口,「我們到底要去哪裡?不管走多遠,總有個非停下不可的地方吧。為什麼不現在就停下來?」 未來讓他們感到不安。有時候,人好像真能把它取消掉,把自己固定在某個幸福的隱居地,讓未來只剩下一個無限延續的現在。可是他們心裡明白,這段旅程還沒走完,克洛德便悲傷地說: 「有些路,一旦踏上去,就得永遠走下去……休息也好,回頭也好,都不可能了——哪怕路的盡頭,等著的也許是苦澀和痛苦。」 他們神色莊重地重新上路。森林的陰鬱,事先就把他們的憂愁又加重了一層。


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Elles sont toutes troublantes et mystérieuses, mais celle dont ils apercevaient la bordure sombre fut chantée sous le nom de Brocé- liande, et la poésie des légendes l’orne d’un charme plus redoutable. Merlin, fils d’un démon incube et d’une religieuse, y vécut sous l’empire de Viviane. Et la fontaine de Baraton, dont quelques gouttes jetées au seuil de son palais opéraient de prestigieux miracles, mugit encore la veille des orages. Dans le gouffre ténébreux ils s’enfoncèrent avec l’impression qu’aucune issue ne leur permettrait plus d’en sortir. On eût dit une crypte illimitée que couvrait la voûte des frondaisons impénétrables et que soutenaient les arbres pareils à des colonnes symétriques. Une clarté de nuit étoilée l’emplissait. Entre les branches filtraient des rayons de soleil ainsi qu’à travers des soupiraux. Leur chevauchée remuait des couches de silence et de paix, comme si nul pied n’avait jamais foulé cette mousse vierge et nul regard violé la pudeur de cette ombre.

森林無不令人心神不寧、處處神祕,但他們望見的那片幽暗邊緣,曾以布羅塞利安德之名被歌詠,傳說的詩意更為它添上一層懾人的魅力。夢淫妖與修女所生的梅林,曾在薇薇安的支配下居於此地。巴拉東泉水也是,只要往宮殿門檻上灑下幾滴,便能成就奇妙奇蹟;至今每逢暴風雨前夕,它仍舊轟鳴。他們深入幽暗的林中,只覺再無任何出口能讓他們走出去了。那像是一座無邊無際的地窖,頂上覆著濃密不可穿透的枝葉穹隆,四周由樹木支撐,宛如對稱的列柱。一種如繁星之夜的微光瀰漫其中。陽光穿過枝椏篩落下來,宛如透過高窗。馬蹄聲攪動著層層的寧靜與安詳,彷彿從無人足跡踐踏過這片處女苔蘚,也從無人目光褻瀆過這幽影的矜持。


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Ils attendirent que se dévoilât à eux et selon leur esprit le sens de la foret. — Comme c’est calme, prononça la jeune femme... — Oui, et d’un calme qui rappelle celui de la vie... je me figure que nous sommes au milieu d’une grande foule stagnante et muette, la nuit; chacun des fantômes noirs est isolé, et cependant je ne les sépare pas les uns des autres. C’est bien la même sensation de vie confuse et collective que me procurent ces arbres, et une foule d’êtres (pie je ne vois ni n’entends, et que je suppose inférieurs. Comme eux, les arbres sont des jets de vie très simple, des formes grossières qui ne conviennent qu’à des essais d'ame. Qui sait si ce ne sont pas les formes premières par où passa l’humanité ! Il ajouta en souriant : — Mon instinct remonte au delà de toute origine animale, et l’ancêtre auquel je me rattache, c’est quelque chêne vert qui se reflète dans l’eau, parmi les campagnes, non loin de la mer.

他們靜靜等著,等森林的意義按照他們的心意向他們揭示。「多麼安靜啊,」年輕婦人低聲說……「是啊,這安靜讓人想起生命本身的寧靜……我彷彿置身於一大群停滯而沉默的人群之中,在夜裡;每個黑色的幽靈都各自孤立,然而我卻無法把他們彼此分開。這些樹木給我的,正是那種渾然一體的、集體的生命感,還有一大群我看不見也聽不見、想必較為低等的生靈。樹木和他們一樣,都是極其簡單的生命之湧現,是只配得上靈魂初試的粗糙形體。誰知道這不正是人類曾經歷過的最初形態呢!」他微笑著又說:「我的本能追溯到一切動物起源之前,我所歸屬的那位祖先,是一棵蒼翠的橡樹,倒映在水中,在田野之間,離海不遠。」


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Evitant les routes, ils suivaient sou

他們避開大路,沿


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dôme des feuilles de molles sentes où le pas des chevaux ne faisait point de bruit. Un village qui se groupait autour

著樹葉穹頂下柔軟的小徑前行,馬蹄悄無聲息。一座圍繞著


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d’une ancienne abbaye leur permit se restaurer et de se reposer, et heure plus tard ils débouchaient en de l’étang de la Forge. Sa beauté émerveilla.

一座村莊環繞著古修道院而建,他們在那裡進食歇息。一小時後,他們便走出了拉福日池塘邊的樹林。池塘之美,令他們驚嘆不已。


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Ils s’assirent au pied d’un pin qui baigne dans l’eau ses racines nerveuses. Le soleil flambait. L’enveloppe des choses craquait sous une formidable poussée de vie, dont un tremblement de vapeur légère, ça et là, paraissait l’exhalaison. Tous les tumultes éclataient en ce silence. Tous les mouvements se ruaient en cette immobilité. Armelle rougit. Elle n'aurait su vraiment en dire la raison. Pour remuer, pour causer, elle allongea le bras et balbutia : — Les arbres s’entre-croisent tellement, en face, que l’on dirait une falaise de verdure, n’est-ce pas? Claude ne répondit pas. Ayant tourné la

他們在一棵松樹下坐了下來。松樹強韌的根,就浸在池水裡。太陽熊熊燃燒著。萬物的外殼,正被一股強大的生命力推擠得咯咯作響;四處微微顫動的輕霧,彷彿就是它呼出的氣息。所有的騷動,都在這寂靜裡迸發;所有的運動,都在這靜止中奔竄。阿梅勒紅了臉。她實在說不上來是為了什麼。想動一動、說說話,她便伸出手臂,訥訥地說:「對面那些樹交錯得那麼厲害,簡直像一座綠色峭壁,不是嗎?」克洛德沒有回答。她轉過


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