Alors il tomba à genoux, rampa jusqu’au mur, battant l’air d’une main, comme un aveugle, et finit par toucher des boiseries. C’était le mur de séparation. Il le longea. Malheureusement son cerveau confus ne lui présentait plus qu’une image trompeuse de la pièce, de sorte qu’au lieu de tourner vers la gauche, comme il l’eût dû, il suivit le mur à droite, derrière un paravent qui masquait une petite porte.
於是他跪倒在地,往牆邊爬去。他像盲人一樣,一手在空中亂抓,最後總算摸到了木護壁。那是隔間的牆。他順著牆往前挪。只是他腦子已經混亂,對房間只剩錯誤的印象。他本該左轉,卻順著牆往右爬,一路爬到一座屏風後面。屏風後面,藏著一扇小門。
Sa main ayant rencontré la poignée de cette porte, il réussit à ouvrir. Il balbutia : « Au secours… au secours… » et s’abattit dans une sorte de réduit qui servait de toilette au préfet de police.
他的手一摸到這扇門的把手,總算把門打開了。他含糊喊著:「救命……救命……」,整個人倒進一間小隔間。那是警察總監的盥洗室。
« Cette nuit ! gémissait-il, croyant qu’on l’entendait et qu’il se trouvait dans le cabinet du secrétaire, cette nuit… le coup est pour cette nuit… Vous verrez…, la marque des dents… quelle horreur !… Comme je souffre !… Au secours ! C’est le poison… Sauvez-moi ! »
他呻吟著,還以為有人聽得見他,還以為自己是在秘書的辦公室裡:「就是今晚……就是今晚……他們今晚就要動手……你們看了就知道……牙齒印……天啊,好可怕!……我痛得要命!……救命啊!是毒藥……救救我!」
La voix s’éteignit. Il dit plusieurs fois, comme dans un cauchemar :
他的聲音沒了。他像在作惡夢似的,反覆說著:
« Les dents… les dents blanches… elles se referment !… »
「牙齒……白牙齒……合起來了!……」
Puis la voix s’affaiblit encore, des sons indistincts sortirent de ses lèvres blêmes. Sa bouche parut mâcher dans le vide, comme celle de certains vieillards qui ruminent interminablement. Sa tête s’inclina peu à peu sur sa poitrine. Il poussa deux ou trois soupirs, fut secoué d’un grand frisson et ne bougea plus.
接著,聲音又更弱了。蒼白的唇間吐出含糊不清的聲響。他的嘴像在嚼空氣,就像某些老人那樣沒完沒了地嚼著。他的頭一點一點垂到胸前。他吐了兩三聲嘆息,渾身一陣劇顫,就再也不動了。
Et le râle de l’agonie commença, très bas, d’un rythme égal, avec des interruptions où un effort suprême de l’instinct semblait ranimer le souffle vacillant de l’esprit et susciter dans les yeux éteints comme des lueurs de conscience.
臨終的喉音開始了,聲音很低,節奏平穩,偶爾停頓。每逢停頓,彷彿本能都用上最後的力氣,撐住那縷飄搖的氣息,也讓黯淡的眼中閃過一絲清明。
À cinq heures moins dix, le préfet de police entrait dans son cabinet de travail.
四點五十分,警察總監走進辦公室。
M. Desmalions, qui occupait son poste depuis quelques années avec une autorité à laquelle tout le monde rendait hommage, était un homme de cinquante ans, lourd d’aspect, mais de figure intelligente et fine. Sa mise – veston et pantalon gris, guêtres blanches, cravate flottante – n’avait rien d’une mise de fonctionnaire. Les manières étaient dégagées, simples, pleines de bonhomie et de rondeur.
德斯馬利翁先生(M. Desmalions)坐這個位子已經好幾年,人人都敬重他的權威。他五十歲上下,身形看來笨重,面容卻聰明清秀。他穿灰色西裝上衣和長褲,配白色綁腿,領帶鬆鬆垂著,穿著上完全看不出官員的樣子。他舉止大方,作風簡樸,待人和氣又圓融。
Ayant sonné, il fut aussitôt rejoint par son secrétaire auquel il demanda :
他按了鈴,秘書隨即趕來。他問道:
« Les personnes que j’ai convoquées sont ici ?
「我叫來的人,都到了嗎?」
– Oui, monsieur le préfet, et j’ai donné l’ordre qu’on les fît attendre dans des pièces différentes.
「是的,警政署長,我已經交代,讓他們分別在不同房間等候。」
– Oh ! il n’y avait pas d’inconvénient à ce qu’elles pussent communiquer entre elles. Cependant… cela vaut mieux. J’espère que l’ambassadeur des États-Unis ne s’est pas dérangé lui-même ?…
「喔,其實讓他們碰面聊聊也沒關係。不過……這樣也好。美國大使沒有親自過來吧?……」
– Non, monsieur le préfet.
「沒有,警政署長。」
– Vous avez les cartes de ces messieurs ?
「這幾位先生的名片,你有嗎?」
– Voici. »
「有,在這裡。」
Le préfet de police prit les cinq cartes qu’on lui tendait et lut :
五張名片遞上來,警政署長接過來唸道:
ARCHIBALD BRIGHT,
阿奇博爾德·布萊特(Archibald Bright),
premier secrétaire de l’ambassade des États -Unis.
美國大使館一等秘書。
MAITRE LEPERTUIS,
勒佩爾圖伊(Lepertuis)律師,
notaire.
公證人。
JUAN CACÉRÈS,
胡安·卡塞雷斯(Juan Cacérès),
attaché à la légation du Pérou .
任職於秘魯公使館。
LE COMMANDANT COMTE D’ASTRIGNAC,
騎兵上校阿斯特里尼亞克伯爵(Comte d’Astrignac),
en retraite .
已退役。