阿波書房 · XXXIII
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[100]

Bergès. — Dans Le Journal. (Tirant Le Journal de sa poche.) Vous n’avez pas lu Le Journal ? Une lettre d’Arsène Lupin. (Il lit.) « M. le Rédacteur en chef… » (On se tord.) Qu’est-ce que vous avez ?

貝爾熱斯。——在《日報》上。(從口袋裡掏出《日報》。)怎麼,你們沒看今天的《日報》?上頭有亞森·羅蘋寫的一封信。(他念起來。)「總編輯先生……」(眾人笑得東倒西歪。)怎麼了,你們這是怎麼了?


[101]

Grécourt. — Alors, quoi, c’est une circulaire ?

格雷庫爾。——怎麼,這是張通告囉?


[102]

Georges. — Grécourt, toi qui fais des conférences. Lis-nous ça de ta voix d’or.

喬治。——格雷庫爾,你不是常上台演講嗎?快用你那副金嗓子,念給我們聽聽。


[103]

(Bertaut, le maître d’hôtel, apporte les apéritifs.)

(旅館侍者領班貝爾托端上開胃酒。)


[104]

Georges. — Tiens, voilà le verre d’eau, voilà le tapis vert.

喬治。——喏,這杯是水,這片是綠地毯。


[105]

Bertaut. — Pardon, Monsieur, Monsieur n’a pas lu Le Petit Journal ?

貝爾托。——抱歉,先生,您沒看《小日報》嗎?


[106]

Georges. — Non, pourquoi ?

喬治。——沒有,怎麼了?


[107]

Bertaut. — Il y a une lettre qui concerne Son Excellence, le futur beau-père de Monsieur. (Commençant à lire.) « M. le Rédacteur en chef… »

貝爾托。——有一封信,是關於閣下的——就是先生未來的岳父大人。(開始念。)「總編輯先生……」


[108]

(On rit.)

(眾人笑。)


[109]

Georges. — Ah ! M. Bertaut, non !

喬治。——啊!貝爾托先生,別念!


[110]

Bertaut. — Bien, Monsieur.

貝爾托。——好的,先生。


[111]

(Il sort.)

(他退場。)


[112]

Faloise. — C’est inouï, et je suis sûr que la lettre est aussi dans le Gil Blas, dans La Libre Parole, dans Le Petit Parisien, dans Comœdia… quel arriviste, ce Lupin !

法洛瓦茲。——簡直匪夷所思!我敢肯定,那封信也登在《吉爾·布拉斯》、《自由言論報》、《小巴黎人報》、《高蒙迪亞》上……這個羅蘋,真是個鑽營之徒!


[113]

Grécourt. — Je lis ?

格雷庫爾。——要我念嗎?


[114]

Tous. — On écoute.

眾人。——你念吧,我們聽著。


[115]

Grécourt, lisant. — « M. le Rédacteur en chef. Vous voudrez bien excuser la longueur de cette missive, mais je crois opportun de préciser certains faits. D’ailleurs, dût cette illusion être trop flatteuse pour moi, j’ai l’impression que ma prose n’est pas trop désagréable à vos lectrices. » Hein ?

格雷庫爾,讀信。——「總編先生:這封信篇幅冗長,還請您見諒。不過,有些事實我認為有必要說清楚。況且,就算這種錯覺對我來說未免太過自誇,我總覺得我的文章,您的女讀者們讀來還不算太乏味。」嘿?


[116]

Georges. — Quel cabot !

喬治。——好一個愛現的傢伙!


[117]

Grécourt, continuant. — « … Voici les faits : ayant appris, il y a un an, que M. le comte d’Avremesnil, chargé de représenter la France au Congrès de Bombay, rapporterait, à la fin de sa mission, un diadème, cadeau royal du rajah au président de la République, il me vint un scrupule. En effet, à ce diadème, disait-on, resplendissent les plus merveilleuses émeraudes qui soient au monde. Justement inquiet… » Inquiet est un chef-d’œuvre !…

格雷庫爾,續讀。——「……事情是這樣的:一年前,我聽說德·阿夫勒米尼伯爵奉命代表法國出席孟買會議,任期滿後將帶回一頂王冠,那是王公獻給共和國總統的皇家禮物。我便心生疑慮。據說,那頂王冠上鑲著舉世最美麗無雙的祖母綠。我正為此深感不安……」不安這兩個字,真是妙筆!……


[118]

Tous. — Continuez ! Continuez !…

眾人。——繼續念!繼續念!……


[119]

Grécourt. — « Justement inquiet, j’écrivis au président de la République la lettre suivante : « Monsieur le Président, mon patriotisme tant de fois mis à l’épreuve… » Je trouve ça charmant.

格雷庫爾。——「懷著這份不安,我就寫了下面這封信給共和國總統:「總統先生,我這顆屢經考驗的愛國心……」我覺得寫得真是漂亮。


[120]

Georges. — Mais, continue ! On dirait que c’est toi qui l’as écrite.

喬治。——快繼續念啊!聽起來簡直像你自己寫的。


[121]

Tous. — La lettre.

眾人。——那封信。


[122]

Grécourt. — « … tant de fois mis à l’épreuve, s’épouvante à l’idée qu’un diadème, destiné à figurer un jour dans notre musée national du Louvre, puisse être dérobé à la France… »

格雷庫爾。——「……屢次受到考驗,一想到那頂將來要放進我們羅浮宮國家博物館的頭冠,有可能被人從法國偷走,就嚇得渾身發抖……」


[123]

Brizailles. — Vive l’armée.

布里扎伊。——軍隊萬歲。


[124]

Grécourt. — « Il n’y a qu’une personne, par ce temps d’immoralité à outrance, qui soit capable de vous rapporter ce diadème en bon état, et, à coup sûr, ce n’est point ce parfait honnête homme, mais un point c’est tout. J’ai cité M. le comte d’Avremesnil. »

格雷庫爾。——「在這種道德敗壞到極點的年代,只有一個人能把這頂頭飾完好無缺地還給你們,而且我可以打包票,絕對不是那位正人君子,就這樣。我說的就是阿夫雷米尼伯爵先生。」


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